Dans une publication mise en ligne ce vendredi midi sur Instagram, Anthony Delon a pris la parole pour livrer sa version des faits autour de l’affaire impliquant Loubo, le chien d’Alain Delon, et un autre chien, Obba, que son frère Alan-Fabien l’accuse d’avoir tué. Dans ce texte très personnel, il revient sur le contexte, décrit les événements qui ont précédé l’accident survenu en novembre 2024 et répond aux polémiques nées autour de cette affaire.
Voici le communiqué intégral d’Anthony Delon :
« Le 18 Aout 2024 Alain Delon nous quitte. Loubo son chien qu’il aimait tant, se retrouve orphelin.
Il a besoin d’amour, d’être entouré et protégé. A 10 ans, il commence à se faire vieux lui aussi.
Le 25 septembre 2024, près d’un mois plus tard, il ne ramène pas à Douchy une petite chienne gentille et douce récupérée à la SPA pour tenir compagnie à Loubo, mais un mâle dominant, un tueur, un malinois de 5 ans en pleine force de l’âge. Obba, dont la particularité est qu’il doit avoir en permanence un objet dans la bouche, sinon il attaque et mord.
Il va le temps d’un week-end, faire quelques photos avec le chien pour ses réseaux, puis l’abandonner un mois et demi durant, jusqu’à sa mort, dans un enclos grillagé, seul, de l’autre côté du lac près de notre atelier. Il ne l’a jamais revu. Acte indigne, qu’il a renouvelé par la suite avec deux chiots Pitt bull, récupérés en janvier, deux mois plus tard, à un clochard et qu’il a cette fois laissé 9 mois pourrir, enfermés seuls, dans le même enclos et dans des conditions d’insalubrité dégradantes. Vraisemblablement pour en faire des tueurs, puisqu’il avait interdit aux employés de laisser quiconque les approcher, sous peine de licenciement. A Douchy, dieu merci, personne ne l’écoute, ni même le respecte, les employés connaissent trop bien les chiens pour cela et malgré ses hurlements et ses menaces incessantes, et surtout du fait de son absence durant des mois, ils ont laissé tous ceux qui le désiraient approcher les chiots, du moins le temps des week-end.
C’est le régisseur de Douchy qui la semaine donne à manger à Obba et la sécurité le week-end.
Nous avons bien essayé de le socialiser, mais le chien présentait des attitudes de déséquilibré.
Un jour, Il mord un employé, une autre fois, attaque la mère de mes filles au ventre, lui arrachant son pull, avant de la mordre a l’avant bras jusqu’au sang, les crocs plantés dans sa chair, devant Liv ma fille et un agent de sécurité totalement apeuré et désemparé. La semaine suivante, il saute à la gorge du même agent, qui, dans un réflexe recule la tête et se fait arracher son cache cou en polaire. Je pense à nos enfants et je préviens « un jour on va avoir un accident » peut-être même avec Loubo qui se fait vieux et même si il est imposant, est un chien handicapé, avec une broche dans la pâte arrière, allant du haut du fémur aux phalanges.
Le 2 Novembre 2024, c’est l’accident. J’ai demandé à la sécurité de tirer à deux reprises, d’abord en l’air, puis à côté, pensant qu’Obba lâcherait. Rien ! Il avait entraîné Loubo à un mètre du bord, dans la vase et les roseaux. « Comme un crocodile ! » dit l’agent de sécurité par la suite.
La tête de Loubo était enserrée dans sa gueule, il était en sang, il ne se défendait plus. Obba était en train de le noyer, de le tuer. Qui descend dans la vase jusqu’à mi cuisse pour séparer un chien inconnu devenu dingue, qui a mordu précédemment et attaquera de nouveau !?
J’ai choisi notre chien, Loubo, notre famille à tous, ce qui reste de vivant de notre père et du grand père aussi. Il aurait du faire preuve de gratitude, comme l’a fait le reste de la famille. Et si Loubo était mort…
Naturellement, tout cela est malheureux, cela m’a rendu très triste, mais cet animal n’aurait jamais du être abandonné dans notre propriété, c’est de l’inconscience. Contrairement à ce qui a été inventé de toutes pièces, Obba a succombé rapidement à ses blessures. Chaque fois que j’y pense ça me fait mal, mais quand je regarde notre chien dans les yeux aujourd’hui, je sais…je sais qu’il sait. »
Anthony Delon va porter plainte contre son frère
Suite à ce communiqué, Anthony Delon a précisé :
« J’ai longtemps hésité avant de répondre, car comme je l’ai déjà dit et, mes actes le prouvent également, depuis la disparition de mon père, j’essaye de tout faire pour honorer sa mémoire, d’ou mon absence au tribunal correctionnel le 17 mars ainsi que ma lettre à la présidente de ce même tribunal.
Je pense aujourd’hui être obligé malgré tout de me défendre, face aux allégations, somme toute confuses, mais graves, mensongères et calomnieuses d’un esprit dérangé.
Malheureusement, la guerre étant devenue sa seule raison de vivre et son seul moyen d’exister, cela ne s’arrêtera pas sans sanctions.
Par conséquent, une première plainte pour dénonciation calomnieuse sera déposée dans les prochains jours à l’encontre de Mr Alain-Fabien Delon… »