Sean ‘Diddy’ Combs ne devrait pas témoigner à son procès pour trafic sexuel, la défense évoque une plaidoirie brève
Sean ‘Diddy’ Combs ne devrait pas témoigner à son procès pour trafic sexuel, la défense évoque une plaidoirie brève

Le célèbre producteur musical américain Sean “Diddy” Combs ne devrait finalement pas témoigner à son propre procès fédéral pour trafic sexuel et association de malfaiteurs. Son avocat, Marc Agnifilo, a indiqué mardi que la défense pourrait conclure sa présentation en moins de deux jours, suggérant ainsi que Combs ne montera pas à la barre.

Interrogé par le juge Arun Subramanian sur la durée prévisible de l’argumentation de la défense, l’avocat a déclaré qu’elle ne dépasserait pas cinq jours, et pourrait même s’achever en seulement deux. Un témoignage de Combs aurait vraisemblablement nécessité une semaine entière, à l’image de celui de ses deux anciennes compagnes, qui ont occupé deux des six semaines d’audience jusqu’à présent.

Âgé de 55 ans, Combs a plaidé non coupable des accusations fédérales de trafic sexuel et de participation à une organisation criminelle. Il est détenu depuis son arrestation en septembre dernier dans un hôtel de Manhattan, dans une prison fédérale à Brooklyn.

L’accusation, menée par la procureure Maurene Comey, a indiqué qu’elle pourrait conclure sa présentation dès mercredi, voire vendredi au plus tard. Cette estimation est intervenue alors que le juge, visiblement agacé, a reproché aux deux parties une fuite d’informations confidentielles concernant une audience à huis clos au sujet d’un juré, tenue vendredi. Subramanian a mis en garde : toute future violation de son ordre de confidentialité pourra entraîner des sanctions pour outrage, « au plus haut niveau », a-t-il martelé.

Ce mardi, les procureurs ont poursuivi la présentation de leur dossier en exposant aux jurés une série d’éléments matériels — messages, appels téléphoniques, registres d’hôtel — pour étayer l’accusation selon laquelle Combs dirigeait une entreprise criminelle mobilisant ses employés, associés et son statut dans le monde du hip-hop afin de manipuler, contrôler et abuser plusieurs femmes.

Parmi les témoignages accablants, celui de Casandra « Cassie » Ventura, ancienne compagne de Combs entre 2007 et 2018, et d’une autre femme identifiée sous le pseudonyme « Jane », qui a eu une relation avec lui de 2021 jusqu’à son arrestation. Toutes deux ont raconté avoir été contraintes, par la peur ou des incitations financières, à participer à des séances sexuelles prolongées, parfois filmées, en présence d’hommes prostitués, sous la direction explicite de Combs.

La défense réplique en affirmant que l’accusation cherche à criminaliser des rapports consentis entre adultes et cible injustement Combs en raison de sa notoriété. Le procès pourrait entrer dans sa phase finale dès la semaine prochaine, selon les prévisions du tribunal.

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