Procès du braquage de Kim Kardashian à Paris: «J’étais convaincue qu’ils allaient me violer et que j’allais mourir.»
Kim Kardashian listens during a discussion in the Roosevelt Room of the White House in Washington, Thursday, April 25, 2024, on criminal justice reform and the pardons issued by President Joe Biden earlier this month. (AP Photo/Susan Walsh)

Huit ans après les faits, l’un des braquages les plus médiatisés de ces dernières années s’invite enfin devant la justice française. Le procès des malfaiteurs accusés d’avoir séquestré et dévalisé Kim Kardashian, dans la nuit du 2 au 3 octobre 2016 à Paris, s’est ouvert lundi devant la cour d’assises. La star américaine est attendue pour témoigner le 13 mai, un moment très attendu de ce procès hors norme.

Un braquage en plein Fashion Week

Ce soir-là, Kim Kardashian, alors en pleine Fashion Week, regagnait son hôtel particulier ultra-confidentiel du 8e arrondissement après un défilé Givenchy. Son garde du corps n’était pas sur place : il accompagnait sa sœur Kourtney et une assistante en sortie nocturne. Vers 2h du matin, deux hommes armés et encagoulés font irruption dans la chambre de l’influenceuse, escortés du concierge contraint de leur ouvrir les portes.

“Ils m’ont attachée avec des câbles, scotché les mains et la bouche. J’étais convaincue qu’ils allaient me violer”, avait-elle confié aux enquêteurs peu après les faits, en état de choc. Dépourvue de tout moyen de défense, vêtue d’un simple peignoir, la star raconte avoir ressenti une “peur viscérale”, persuadée que ses agresseurs étaient des terroristes. “Je comprenais que j’allais mourir. Mon cœur sortait de ma poitrine”, avait-elle déclaré.

Un butin de 9 millions d’euros

Le butin des braqueurs : 9 millions d’euros de bijoux, dont une bague de fiançailles à 3,5 millions. Un vol spectaculaire et minutieusement préparé. Les enquêteurs ont rapidement identifié que les réseaux sociaux avaient joué un rôle-clé dans la planification du braquage. “J’ai dit sur Snapchat que j’étais seule. Ils ont su que c’était le bon moment”, avait expliqué Kim Kardashian quelques mois après les faits. “Ces 10 minutes ont changé ma vie», avait-elle aussi confié.

Ce procès doit faire la lumière sur le modus operandi de ce gang expérimenté, surnommé par la presse les “papys braqueurs” en raison de l’âge avancé de plusieurs accusés. Kim Kardashian, aujourd’hui encore marquée par cette nuit d’horreur, viendra livrer sa version des faits devant la cour. Un témoignage attendu le 13 mai prochain.

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