Les scandales autour de Miss Univers et les soupçons de triche et de conflits d’intérêt ne cessent d’être révélés. Alors que l’organisation de Miss Univers a dû faire appel en catastrophe à une nouvelle juge – suite aux trois démissions de la princesse Camilla di Borbone delle Due Sicilie, présidente du jury, Omar Harfouch et Claude Makélélé – il se trouve que la nouvelle juge, Natalie Glebova, entretient des liens étroits avec l’une des participantes, en l’occurence Miss Universe Canada.
Selon le site officiel de Natalie Glebova, elle a été couronnée Miss Univers en 2005 et exerce aujourd’hui comme auteure et coach spécialisée dans un « entraînement holistique et intégré pour les concours de beauté ». Sur son site, elle met en avant plusieurs lauréates qu’elle a accompagnées et publie leurs témoignages de succès aux niveaux national et international.
Parmi ses protégées figure Jaime VandenBerg, gagnante de Miss Canada 2025, actuellement en compétition pour la couronne de Miss Univers, et que Natalie Glebova est donc appelée à juger.
L’organisation de Miss Univers prise en flagrant délit de tricherie
Ces révélations surviennent après d’autres polémiques qui ont secoué Miss Univers. Mardi dernier, Omar Harfouch a démissionné du jury, dénonçant des irrégularités et refusant de cautionner la tricherie. Sur plusieurs publications Instagram Stories, le pianiste et compositeur a affirmé que l’organisation aurait constitué un «jury improvisé» pour sélectionner les 30 finalistes avant même que les participantes issues de 136 pays ne se produisent lors des épreuves préliminaires, et sans que les 8 membres officiels du jury n’en soient informés.
Omar Harfouch a également dénoncé un risque de conflit d’intérêts, estimant que certaines personnes du jury non officiel, y compris celles chargées de compter les votes et de gérer les résultats, entretenaient des relations personnelles avec certaines candidates.
Omar Harfouch a révélé que plusieurs candidates lui ont écrit pour dénoncer la situation. L’une d’elles lui a même confié qu’un membre de ce jury opaque serait un milliardaire, petit ami d’une candidate d’Amérique latine. Ce lien personnel soulève de graves soupçons de favoritisme.
Une participante, souhaitant rester anonyme, a confié que l’annonce présumée de la présélection des 30 finalistes lui avait « brisé le cœur ». Selon elle, les candidates ont découvert cette sélection par les réseaux sociaux, juste après leur dernière répétition avant le tour préliminaire.
«Beaucoup d’entre nous avons appris que la sélection des 30 finalistes avait été effectuée sans la présence des juges officiels et avant même que nous montions sur scène », a-t-elle déclaré. «Certaines candidates incluses dans ce top 30 présélectionné présentent un conflit d’intérêts en raison de liens personnels avec des membres de l’organisation».
La participante a également exprimé sa gratitude envers Harfouch pour avoir pris la parole : «Nous remercions Omar Harfouch d’avoir défendu l’intégrité quand l’organisation ne l’a pas fait. Il a montré le leadership que Miss Univers prétend célébrer».
Des démissions de membres du jury en série
Dans la foulée de la démission de Omar Harfouch, on apprenait la démission d’un autre membre du jury, Claude Makélélé, ce qui jette un peu plus l’opprobre sur le concours.
Autre révélation compromettante, la présidente du comité de sélection, la Princesse Camilla di Borbone delle Due Sicilie, aurait quitté ses fonctions en toute discrétion. Toutes les publications officielles la présentant comme présidente ont été supprimées des réseaux sociaux, tout comme ses photos, ce qui renforce gravement les soupçons de tricherie autour de cette édition de Miss Univers.
Dans ce contexte, la découverte du lien entre la nouvelle membre du jury, Natalie Glebova, et Miss Canada, va assombrir encore un peu plus la réputation de l’organisation de Miss Univers, dont l’élection, qui doit avoir lieu ce 21 novembre, est plus que jamais discréditée…