Déjà condamné à la perpétuité pour les meurtres de Maëlys et du caporal Arthur Noyer, Nordahl Lelandais, 42 ans, a de nouveau comparu ce jeudi 28 août devant le tribunal correctionnel de Colmar. Il est jugé pour des violences commises sur sa conjointe en présence de leur fils de 19 mois, lors d’une visite au parloir de la maison centrale d’Ensisheim le 9 juin dernier.
Une scène filmée par les caméras de prison
Selon l’enquête, l’ex-militaire aurait saisi sa compagne par le cou avant de lui tirer les cheveux, une altercation survenue sous l’œil des caméras de surveillance. Les surveillants pénitentiaires, alertés par des cris, seraient rapidement intervenus pour mettre fin à l’incident. Placé en garde à vue, le détenu avait contesté les faits tout en reconnaissant une « grosse bêtise », arguant que priver son fils de tout contact avec lui constituerait une sanction disproportionnée. La justice a cependant interdit, jusqu’au procès, tout échange entre Lelandais et sa compagne, y compris par téléphone.
Un récidiviste sous haute surveillance
Le parquet de Colmar a rappelé la dangerosité du prévenu, soulignant qu’il avait réussi à commettre des violences malgré son enfermement en maison centrale et le contrôle des agents pénitentiaires. Le procureur Jean Richert a insisté sur le caractère « paroxystique » de sa dangerosité. L’enfant du couple est représenté par l’association Thémis, désignée comme administrateur ad hoc, son avocat se disant « particulièrement inquiet » pour l’avenir du petit garçon. Détenu à Ensisheim depuis 2022, Lelandais purge une réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une période de sûreté de 22 ans. Outre les meurtres de Maëlys et d’Arthur Noyer, il avait déjà été condamné pour des agressions sexuelles sur deux petites cousines. Cette nouvelle affaire, survenue alors qu’il est déjà derrière les barreaux, illustre la persistance de sa violence et lui vaut aujourd’hui d’encourir dix années supplémentaires de prison.