Nicolas Bedos avoue avoir été victime d’un viol dans sa jeunesse par «une personnalité admirée»
Nicolas Bedos avoue avoir été victime d’un viol dans sa jeunesse par «une personnalité admirée»

Le 7 mai prochain paraîtra La Soif de honte, un ouvrage dans lequel Nicolas Bedos revient sur les deux dernières années de sa vie, marquées par une condamnation judiciaire. Dans ce récit, l’acteur et réalisateur de 46 ans évoque non seulement sa condamnation pour agressions sexuelles, mais aussi un viol subi dans sa jeunesse, son rapport à l’alcool et le cheminement personnel qui en a découlé.

« Je ne cherche même plus à me défendre sur les faits qui m’ont été reprochés.»

Condamné en octobre 2024 à un an de prison, dont six mois avec sursis, pour des gestes déplacés à l’égard de deux femmes en 2023, Nicolas Bedos a choisi de ne pas faire appel, expliquant sa décision par un « souci d’apaisement ». Dans son livre, il ne cherche plus à se disculper mais assume ses erreurs : « Je ne cherche même plus à me défendre sur les faits qui m’ont été reprochés. Ce qui compte, c’est que j’ai fait du mal. Le plus souvent sans le vouloir, mais je l’ai fait », confie-t-il dans un entretien accordé au Point.

Publié aux éditions de L’Observatoire, La Soif de honte est présenté comme une plongée dans « l’effondrement d’une vie sous le poids des accusations et de la honte ». Nicolas Bedos y interroge ses propres failles, les zones grises du consentement, mais aussi la trace qu’il laissera à sa fille. Il y raconte comment l’écriture l’a aidé à traverser cette période, à se confronter à lui-même, à sa responsabilité, et à un passé longtemps tu.

Dans cet ouvrage, Nicolas Bedos révèle aussi avoir été victime d’un viol, dans sa jeunesse, par une personnalité alors admirée, aujourd’hui tombée dans l’oubli. « Je ne m’en sers pas comme d’un bouclier », précise-t-il, affirmant n’avoir jamais envisagé de porter plainte.

Lors de son procès, l’ancien complice des planches et du petit écran avait reconnu une part d’inconscience, évoquant un « black-out » lié à l’alcool et une attitude déplacée sous l’effet de l’ivresse. Deux femmes l’accusaient : l’une d’avoir été touchée à l’entrejambe à travers son jean, l’autre d’avoir été embrassée contre son gré dans le cou. Pour des faits plus anciens, datant de 2018, Bedos avait été relaxé au bénéfice du doute…

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