C’est le coup de grâce pour Miss Univers. Alors que le concours tentait péniblement de se remettre des polémiques de son édition 2025, un tribunal de Bangkok a émis un mandat d’arrêt contre Jakkaphong « Anne » Jakrajutatip, copropriétaire de l’organisation. La femme d’affaires thaïlandaise, déjà inculpée pour fraude en 2023, n’est pas venue à son audience mardi, ce qui a convaincu la justice de son risque de fuite.
L’affaire concerne une plainte pour escroquerie portée par un investisseur qui affirme avoir perdu 30 millions de bahts (environ 930 000 dollars) après avoir acquis des obligations de sa société, JKN Global Group. L’entreprise, en grave difficulté financière avec 93 millions de dollars de dettes, avait acquis les droits de Miss Univers en 2022 avant de vendre la moitié de ses parts à un homme d’affaires mexicain.
La chute vertigineuse d’une icône
Le contraste est saisissant avec l’image de réussite que projetait Jakkaphong, femme transgenre devenue célébrité en Thaïlande et symbole de réussite après le rachat du concours mythique. Aujourd’hui, son empire médiatique s’effondre : accusée d’avoir falsifié les états financiers de sa société, elle a dû démissionner de tous ses postes en juin dernier.
Cette nouvelle bombe judiciaire intervient alors que Miss Univers traverse sa pire crise. Entre les démissions de juges, les accusations de manipulation lors de l’élection de la Mexicaine Fátima Bosch, et le retentissant départ d’Olivia Yacé, le concours semble au bord de l’implosion. Le tribunal a reporté l’audience au 26 décembre, mais le mal est déjà fait : les paillettes de Miss Univers ont perdu leur éclat.