Ancien auteur de Les Guignols de l’info et candidat investi par La France insoumise dans le VIIe arrondissement de Paris, Bruno Gaccio est au centre d’une polémique après des propos abjectes tenus sur les réseaux sociaux à propos de Quentin Deranque, un jeune homme récemment décédé à Lyon. Les déclarations de l’ancien humoriste visent directement la mémoire du défunt et ont provoqué une onde de choc, tant par leur contenu que par le contexte dans lequel elles ont été formulées.
Alors même qu’il affirme dénoncer un climat général de brutalité politique et médiatique, Bruno Gaccio emploie des termes d’une rare dureté pour évoquer la mort de Quentin Deranque, qui n’est plsu là pour répondre
Au cours d’un échange public en ligne, Bruno Gaccio a ainsi déclaré : « Là, on est dans un moment un peu tendu. Il y a une dizaine de jours, il y a un jeune homme qui a été tué à Lyon. C’est une tristesse absolue pour sa famille, évidemment, qui a dû découvrir peut-être le même jour que leur enfant était mort. J’ai un fils de 25 ans, je n’ai pas envie qu’on vienne me dire, un jour en frappant à la porte, tiens, il y a ton fils qui est mort. Et en plus, c’était un gros connard. Comment ? C’était un néo-nazi qui faisait des entraînements dans les bois pour apprendre à se battre et qui passait son temps à se battre. Et il est tombé sur plus con que lui et il s’est fait tuer. Donc, je n’aimerais pas qu’on vienne me dire ça. Donc oui, le climat est très violent. »
Un discours mêlant dénonciation et victimisation
Dans la suite de son intervention, Bruno Gaccio s’est ensuite victimisé, affirmant : « La réaction est extrêmement violente contre LFI et contre des gens comme moi. Sur les réseaux, j’ai bloqué les réponses sur les réseaux parce que c’est tellement violent. Dans la rue, dans les distributions de tracts dans le 7e, je n’ai été agressé qu’une fois par un mec qui m’a donné un coup de ventre. Il m’a traité, je ne peux même pas répéter ici, tu te ferais shadow ban définitivement. Donc, je lui ai parlé à l’oreille en lui disant, cours, tu as intérêt de courir, cours. Et il a couru. Des gens qui sont un peu lâches. »
Bruno Gaccio, l’hôpital qui se moque royalement de la charité…