Le prince William et son épouse Kate Middleton ont obtenu gain de cause face au magazine Paris Match, qu’ils accusaient d’avoir violé leur vie privée en publiant des photographies prises à leur insu lors de vacances familiales. Le tribunal français a estimé que la diffusion de ces clichés constituait une atteinte manifeste au respect de la vie privée et du droit à l’image des membres de la famille royale britannique.
Les images en question, publiées l’année dernière, montraient le couple princier accompagné de leurs trois enfants dans un cadre balnéaire privé. Selon la défense du magazine, ces photos illustraient « un moment de détente anodin » d’une famille publique. Mais les avocats du prince et de la princesse de Galles ont argué que la publication relevait d’une « intrusion délibérée et injustifiée » dans leur intimité, contraire à la législation française sur la protection de la vie privée.
Dans son jugement, le tribunal a ordonné à Paris Match de retirer définitivement les photos de ses archives et de ses supports numériques, tout en condamnant le magazine à verser des dommages et intérêts au couple royal. Le montant exact n’a pas été rendu public, mais il serait « significatif », selon une source proche du dossier citée par Reuters.
Le prince William, héritier du trône britannique, est connu pour son attachement à la préservation de la vie privée de sa famille, notamment de ses enfants. Cette victoire judiciaire marque un nouveau rappel des limites imposées à la presse people, particulièrement en France, où la législation en matière d’intimité est plus stricte qu’au Royaume-Uni.
Ce n’est pas la première fois que le couple affronte la presse française devant les tribunaux. En 2017 déjà, William et Kate avaient remporté un procès similaire contre le magazine Closer, après la publication de photos prises au téléobjectif montrant la princesse en tenue de bain sur une terrasse privée. Cette nouvelle affaire confirme la détermination du prince de Galles à faire respecter le droit à la vie privée, y compris face à des médias étrangers.