NEW YORK — Lors du procès très médiatisé de Sean « Diddy » Combs à Manhattan pour trafic sexuel et racket, une ancienne assistante du magnat du hip-hop a affirmé lundi avoir été « brainwashed » — littéralement « lavée du cerveau » — lorsqu’elle lui envoyait des messages empreints d’affection, plusieurs années après l’avoir accusé de viol.
La femme, dont le témoignage était attendu avec attention, s’exprimait à la barre des témoins dans le cadre des procédures fédérales contre Combs, accusé de multiples crimes, dont agression sexuelle, exploitation de femmes, et utilisation d’un réseau de collaborateurs pour entretenir un système de contrôle et de silence.
Sous les questions serrées de l’avocate de la défense, Nicole Westmoreland, la plaignante a dû expliquer pourquoi elle avait continué à entretenir des contacts amicaux avec l’accusé bien après les faits dénoncés. Elle a répondu qu’elle vivait alors sous l’influence psychologique de Combs, qu’elle considérait comme une figure à la fois paternelle et autoritaire. « J’étais endoctrinée, manipulée. J’essayais simplement de survivre à une réalité façonnée par lui », a-t-elle déclaré.
Le témoignage de cette ex-employée intervient dans un procès dont les révélations successives ébranlent l’image publique de Combs, figure influente de l’industrie musicale depuis les années 1990. Il nie l’ensemble des accusations portées contre lui, affirmant que ses relations passées étaient consensuelles.
Le procès, toujours en cours, se poursuit avec d’autres témoignages attendus dans les prochains jours.