Kim Kardashian face aux "papys braqueurs" : un procès hors normes s’ouvre à Paris
Kim Kardashian face aux "papys braqueurs" : un procès hors normes s’ouvre à Paris

Huit ans après le braquage spectaculaire qui avait marqué les esprits lors de la Fashion Week parisienne, le procès des auteurs présumés du vol à main armée de Kim Kardashian s’ouvre ce lundi 28 avril à Paris. Dix prévenus, dont plusieurs septuagénaires surnommés par la presse les « papys braqueurs », comparaissent devant la cour d’assises. Au cœur du dossier : un butin estimé à neuf millions de dollars, emporté sous la menace d’une arme, une star ligotée et un commando déguisé en policiers.

Un coup de théâtre dans une résidence de luxe

Dans la nuit du 2 au 3 octobre 2016, trois hommes déguisés en agents de police pénètrent dans une discrète résidence située derrière l’église de la Madeleine, à Paris. À l’intérieur, Kim Kardashian, alors seule dans sa suite de luxe. Menacée avec une arme, ligotée, bâillonnée et enfermée dans la salle de bains, elle est contrainte de livrer ses bijoux, dont une bague de fiançailles à quatre millions de dollars offerte par Kanye West. Son garde du corps était, à ce moment-là, avec sa sœur en boîte de nuit. Très choquée mais indemne, la star s’était souvenue de l’agression en 2020 : « Est-ce qu’on va mourir ? Dis-leur simplement que j’ai des enfants », aurait-elle supplié à l’époque. Elle a annoncé qu’elle viendrait témoigner à Paris pendant le procès, mais n’a pas souhaité s’exprimer avant l’audience.

Une bande expérimentée mais maladroite

Parmi les dix accusés, cinq sont poursuivis pour vol à main armée et séquestration, les autres pour complicité ou recel. L’un d’eux, Yunice Abbas, 71 ans, a reconnu sa participation, évoquant une opération censée être son « dernier coup », motivée par des difficultés financières liées à sa retraite. Il affirme ne pas avoir su que Kim Kardashian était la cible, ni qu’une arme serait utilisée. Le braquage s’était achevé de manière rocambolesque. Les malfaiteurs s’étaient enfuis à vélo, mais Abbas, tombé en chemin, avait laissé tomber des bijoux sur le trottoir. C’est son ADN, retrouvé sur les liens en plastique ayant servi à attacher Kim Kardashian, qui avait permis aux enquêteurs de remonter jusqu’à lui. Le procès, qui devrait durer près d’un mois, est très attendu, tant pour ses aspects judiciaires que pour son retentissement médiatique. Il soulève aussi une question plus large : comment une équipe de braqueurs chevronnés, mais vieillissants, a pu organiser l’un des plus grands vols de bijoux du XXIe siècle… à l’encontre d’une des femmes les plus surveillées au monde.

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