«J’étais effrayée non-stop» : Élodie Gossuin répond aux moqueries après ses vidéos angoissées à Dubaï
«J’étais effrayée non-stop» : Élodie Gossuin répond aux moqueries après ses vidéos angoissées à Dubaï

« Nous sommes bien rentrés en France, tous ensemble. Merci pour vos messages et votre soutien. J’étais effrayée non-stop… mais nous sommes sains et saufs. »

C’est par ce message publié sur Instagram qu’Élodie Gossuin a tenu à rassurer ses abonnés après plusieurs jours d’inquiétude vécus à Dubaï. L’ancienne Miss France 2001 se trouvait sur place en vacances avec son mari et leurs quatre enfants lorsque la situation sécuritaire s’est brusquement tendue dans la région.

Face aux tensions et aux tirs de missiles signalés dans les environs, elle avait partagé sur ses réseaux sociaux plusieurs vidéos décrivant son angoisse et l’incertitude sur un éventuel retour en France.

Des vidéos d’angoisse qui déclenchent la polémique

Dans ses stories Instagram, Élodie Gossuin racontait une « journée horrible », évoquant des interceptions dans le ciel et l’inquiétude de voir l’espace aérien perturbé. Elle expliquait également chercher des informations pour contacter l’ambassade ou trouver une solution pour quitter le pays avec sa famille.

Mais ces prises de parole ont rapidement suscité de nombreuses réactions en ligne. Sur les réseaux sociaux, certains internautes ont tourné ses propos en dérision, estimant qu’elle se plaignait alors qu’elle se trouvait dans une destination touristique réputée luxueuse. Les commentaires moqueurs et critiques se sont multipliés, accusant la personnalité médiatique de dramatiser la situation.

Vincent Moscato s’en mêle

La polémique a pris une autre dimension lorsque l’ancien rugbyman et animateur de RMC Vincent Moscato a réagi publiquement. Dans une vidéo relayée sur internet, il a dénoncé les personnalités françaises qui se lamentaient depuis Dubaï. Selon lui, ces plaintes manqueraient de recul face aux populations qui vivent des conflits bien plus violents au quotidien. Une sortie qui a encore alimenté les moqueries visant les vidéos d’Élodie Gossuin.

« Une mère inquiète pour ses enfants »

Face à l’ampleur des réactions, l’ex-Miss France a finalement choisi de répondre avec un message plus apaisé annonçant son retour en France. Elle y remercie les personnes qui lui ont apporté du soutien et explique que ses publications traduisaient simplement l’inquiétude d’une mère confrontée à une situation inhabituelle à l’étranger.

Après plusieurs heures d’incertitude, Élodie Gossuin et sa famille ont donc pu regagner la France, mettant fin à une séquence qui, entre inquiétude réelle et moqueries en ligne, aura largement agité les réseaux sociaux.

Voici le message intégral de Élodie Gossuin :

« Heureuse de vous dire Bonjour

Et MERCI du fond du cœur. Merci pour vos messages, pour votre bienveillance, pour cette vague de force que vous avez envoyée à ma famille. Vous n’imaginez pas à quel point chacun de vos mots a compté pour nous faire avancer.

Nous sommes bien rentrés en France, chez nous. Épuisés mais tellement reconnaissants.

Nous avons fait le choix de quitter Dubaï en bus pour tenter de rejoindre Oman. À Muscate, enfin la délivrance d’un retour à la maison possible.

La France.

Ce fut une décision prise dans l’urgence, guidée par une seule boussole : protéger mes enfants. Toujours.

Suite à ma story, je viens de découvrir certains mots très durs, parfois moqueurs, jusqu’à parler de karma…

Je lis et entends.

J’ai été jugée maladroite dans ma façon d’exprimer ce que je ressentais, et si c’est le cas, je le reconnais humblement.

La perfection n’a jamais été mon fort, vous le savez.

Mais je n’ai jamais menti.

Et je l’assume pleinement : à cet instant précis, c’est exactement ce que je ressentais et ai ressenti pendant tous ces longs jours passés là-bas.

J’étais et je suis avant tout une maman.
Et une maman fragile.

Certains sont forts ou font semblant.
D’autres vannent ou vivent simplement l’instant présent. Pas moi.

J’ai été effrayée non stop.
Entre alertes et interceptions de missiles.

La peur ne se réfléchit pas toujours. Elle se vit, elle vous prend, et on fait du mieux qu’on peut. On gère comme on peut.

Évidemment, ce que nous avons traversé n’est en rien comparable à ce que subissent au quotidien trop de populations du Moyen-Orient et trop d’autres régions du monde.

L’enfer que vivent tant de personnes aujourd’hui ou depuis trop longtemps. Leur réalité est d’une toute autre ampleur, et je n’ai jamais prétendu le contraire.

Je pense à eux. Je pense à elles.

Mais je crois aussi qu’il ne faut pas tout opposer ni tout confondre : chaque peur est réelle pour celui qui la vit.

Et l’empathie ne se divise pas, elle se multiplie.

Et je crois que j’ai le droit d’avoir été terrifiée. De l’être encore.

Nous étions simplement une famille en vacances, comme tant d’autres, au mauvais endroit, au mauvais moment.

Comme cela pourrait arriver à n’importe qui, n’importe où.

Comme cela est encore le cas pour trop de personnes qui attendent la vie sans bruit. Un rapatriement, une aide. Comme tant de personnes qui voudraient juste vivre sans avoir peur.

Nous vivons une époque où les tensions, les divisions, les jugements tombent parfois avant même qu’on ait fini sa phrase.

Vous me connaissez : tout ça, c’est exactement tout ce que je ne suis pas.

Je souhaite de tout mon cœur embrasser tous ceux que l’on a rencontrés, qui nous ont aidés, que l’on a aidés.

Un contact, une info, un plan, un regard, une maison, un câlin, une voix, une voie.

Cette solidarité restera un trésor pour toujours. Une preuve que c’est possible. Je pense à vous tous. De tout mon être.

Pour tous ces enfants qui méritent de connaître autre chose que la peur.

Pourvu que la paix revienne, partout où elle est menacée.

Oui, ça fait grave discours de Miss France… mais que voulez-vous, j’en suis une, et celui-là, on ne me l’enlèvera pas.

Et je suis si fière d’être française.

Merci encore, infiniment, pour votre soutien et votre amour.

Je vous embrasse fort, de tout mon cœur, et n’oublierai jamais vos messages qui nous ont accompagnés jusqu’à chez nous.»

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