Douze ans après les faits, Lila Salet, ex-compagne du chef étoilé Jean Imbert, a déposé plainte pour violences conjugales et séquestration. Elle explique avoir longtemps gardé le silence, avant de trouver la force de s’exprimer publiquement. C’est au micro de RTL, ce mercredi, qu’elle a décidé de briser l’omerta et de raconter ce qu’elle décrit comme des années d’emprise et d’humiliations répétées. Selon elle, la justice n’avait pas pu suivre son cours en 2013, en raison de pressions et de manipulations de la part du cuisinier médiatique.
Une relation passionnelle avec Jean Imbert devenue destructrice
Lila Salet raconte d’abord une histoire d’amour intense, marquée par des déclarations précoces et une fusion totale. Mais derrière cette apparente passion se seraient rapidement installés des comportements de contrôle et de dénigrement : critiques sur son apparence, remarques quotidiennes sur son maquillage ou sa tenue, jusqu’à l’instauration d’une véritable emprise psychologique. Elle décrit un mécanisme de domination insidieux, qui l’a progressivement isolée et rendue dépendante de son compagnon.
« J’ai eu peur pour ma vie », avoue Lila Salet à RTL
Le passage le plus marquant de son témoignage concerne un voyage à Florence, en janvier 2013. Selon son récit, après avoir découvert un message amical sur son téléphone, Jean Imbert aurait eu une réaction d’une extrême violence. Lila Salet explique avoir été giflée à plusieurs reprises, privée de liberté dans la chambre d’hôtel et même aspergée de champagne dans les yeux. Elle affirme avoir eu « peur pour sa vie », incapable de sortir ou de récupérer son téléphone. Ce dernier jour de séjour, contrairement aux jours précédents, elle n’aurait publié aucun contenu sur les réseaux sociaux, ce qu’elle considère comme une preuve supplémentaire de la séquestration.
Entre excuses et récidives de violences conjugales
Malgré ces violences, la relation ne s’est pas terminée immédiatement. Lila Salet explique être revenue auprès de Jean Imbert à plusieurs reprises, séduite par ses excuses, ses promesses d’amour et son souhait affiché de fonder une famille. Mais les accès de colère auraient continué. Elle évoque notamment une scène où, après une dispute, il aurait défoncé les portes de son appartement à mains nues pour s’introduire chez elle. D’autres fois, il lui aurait porté de nouveaux coups, malgré ses engagements à « ne plus jamais recommencer ».
Une plainte déposée, malgré la prescription
Les faits évoqués par Lila Salet remontent à plus de dix ans et sont donc juridiquement prescrits. Elle en est consciente, mais insiste sur l’importance de son témoignage. Dans son entretien à RTL, elle affirme vouloir relancer le débat sur la durée de prescription dans les affaires de violences conjugales. Pour elle, six ans restent un délai trop court face à la complexité de ces situations et à la difficulté pour les victimes de porter plainte rapidement.
Au-delà de sa propre histoire, Lila Salet veut que sa parole serve à d’autres victimes. Elle espère que son récit encouragera les femmes confrontées à des violences psychologiques ou physiques à se manifester et à croire en la possibilité d’une justice rendue. « J’ai l’impression de reprendre le fil de ma vie que j’avais laissé en 2013 », a-t-elle confié sur RTL, déterminée à ce que sa voix contribue à faire évoluer la manière dont ces affaires sont entendues et jugées.