Adrian Bayford avait tout pour vivre le conte de fées moderne : une fortune colossale, un manoir dans la campagne anglaise et la liberté de tout réinventer. Mais treize ans après avoir décroché le jackpot de 190 millions d’euros à l’EuroMillions, c’est dans un cottage chez sa mère de 80 ans que le multimillionnaire a choisi de se réfugier. Loin des vignes, des festivals privés et des idylles avortées. L’homme de 54 ans, ancien facteur, veut « revenir à une vie normale », confie un proche au Sun.
Une maison devenue le théâtre de ses désillusions
Et cette normalité passe par la vente de son immense propriété à 12 millions d’euros, un manoir situé près de Cambridge. Une maison devenue, selon ses mots, « pleine de mauvais souvenirs ». Depuis 2012, année où il rafle le pactole avec son ex-épouse Gillian, Adrian a vu se succéder quatre fiancées dans cette demeure luxueuse transformée en lieu de festivals et même proposée à la location sur Airbnb. Après seulement 15 mois, le couple emblématique de la loterie britannique se sépare. Suivent d’autres relations tout aussi éphémères, toutes terminées dans les murs mêmes de ce manoir à la malédiction sentimentale.
Hop, retour chez maman !
Lassé de ce théâtre aux décors dorés, Adrian Bayford préfère désormais le calme d’un cottage qu’il avait acheté pour ses parents. Il y emménage avec sa dernière compagne, Tracey Biles, ambulancière, avec qui il semble vouloir écrire une nouvelle page – loin des projecteurs et des illusions attachées à sa fortune. Sa décision interpelle dans un monde où les rêves de richesse absolue continuent de fasciner. Que fait-on d’une vie où l’on peut tout acheter, sauf peut-être la paix de l’âme ? L’ancien facteur devenu multimillionnaire répond par un choix radical : vendre les souvenirs, quitter le faste, et retourner là où il a sans doute connu ses jours les plus sincères. Chez maman. Une leçon à méditer : certains millions ne pèsent jamais aussi lourd qu’un mauvais souvenir.