La vidéo a enflammé les réseaux sociaux : plus de 3,5 millions de vues en quelques heures. Dimanche, l’influenceuse Emma Paris, connue sous son ancien pseudonyme Emma Cakecup, a accusé sa fiancée Clara – alias JustPyramid – de l’avoir trompée en détention avec une autre prisonnière fichée S, radicalisée et surnommée « Lise ». Clara avait été incarcérée en janvier 2025 à la maison d’arrêt de Carquefou (Loire-Atlantique), avant d’obtenir une remise en liberté le 14 août. Emma Paris raconte avoir soutenu sa compagne pendant plus de sept mois, multipliant visites au parloir et envois d’argent. Elle dit avoir découvert, à peine quelques heures après la libération, que Clara avait repris contact avec cette détenue. « C’est la trahison ultime », affirme-t-elle dans une séquence de vingt minutes, évoquant un choc émotionnel et des nuits sans sommeil.
Une affaire qui prend une dimension politique
L’histoire n’est pas restée dans la sphère privée. En déplacement à la prison de Nîmes, le ministre de la Justice Gérald Darmanin a confirmé avoir demandé une enquête administrative. Il s’agit de vérifier si la relation évoquée entre une détenue fichée S et Clara a bien eu lieu dans l’établissement de Carquefou, et si des manquements de surveillance peuvent être reprochés. Dans une courte vidéo de réponse, Clara a rejeté les accusations et accusé son ex-compagne de mensonges et d’infidélité, promettant que « la partie ne faisait que commencer ». Emma Paris a indiqué de son côté avoir déposé plainte.
Un feuilleton judiciaire et médiatique
Ce mélange d’intimité dévoilée, de soupçons de radicalisation et d’intervention ministérielle illustre la porosité croissante entre faits divers, vie privée et réseaux sociaux. Ce qui, à l’origine, ressemblait à une rupture sentimentale s’est transformé en affaire d’État, où la transparence des prisons et le suivi des détenus radicalisés se retrouvent scrutés à travers le prisme d’un règlement de comptes médiatisé.