Cassie accuse Diddy de menaces et violences sexuelles : témoignage-choc au procès pour trafic sexuel
Cassie accuse Diddy de menaces et violences sexuelles : témoignage-choc au procès pour trafic sexuel

NEW YORK – L’ex-compagne de Sean « Diddy » Combs, la chanteuse Casandra Ventura, connue sous le nom de Cassie, a livré mardi un témoignage bouleversant devant un tribunal fédéral de Manhattan, affirmant que le magnat du hip-hop l’avait frappée, contrainte à participer à des orgies appelées « Freak Offs », et menacée de détruire sa carrière en diffusant des vidéos compromettantes.

Âgée de 38 ans, Ventura a raconté avec émotion les abus qu’elle dit avoir subis pendant plus de dix ans de relation avec Combs, aujourd’hui âgé de 55 ans. Elle a décrit un climat de terreur psychologique et physique, affirmant que toute tentative de se défendre ne faisait qu’aggraver les violences. « Cela le rendait plus violent, plus fort. Il voulait me pousser plus loin », a-t-elle déclaré, la voix brisée.

Combs, jugé pour trafic sexuel, transport dans le but de prostitution et complot de racket, a plaidé non coupable. Il encourt jusqu’à la prison à vie. Le procès, qui pourrait durer deux mois, fait suite à des années d’accusations publiques et privées à l’encontre de la star, également connue sous les pseudonymes Puff Daddy et P. Diddy.

Selon Ventura, Combs lui aurait infligé des coups violents, l’aurait jetée contre un cadre de lit, et aurait capté sur vidéo leurs soirées sexuelles — souvent organisées sous l’influence de drogues — pour ensuite la menacer de les rendre publiques. « Il a dit que ça ruinerait tout ce pour quoi j’avais travaillé, que je passerais pour une traînée », a-t-elle témoigné. « Personne ne devrait faire ça à qui que ce soit. »

Les jurés ont notamment visionné des images de vidéosurveillance datant de 2016 montrant Combs jeter Ventura au sol et la frapper dans un hôtel de Los Angeles, après l’une de ces « Freak Offs ». L’artiste a confirmé que la vidéo faisait suite à un épisode de violence où elle avait reçu un coup au visage.

Ventura a affirmé que malgré un message de Combs en 2013 lui assurant avoir supprimé les vidéos, elle les avait vues à plusieurs reprises sur ses appareils. « Tu es dégoûté de penser que tu avais le droit de faire ce que tu as fait », lui avait-elle écrit dans un SMS lu à l’audience. « S’il te plaît, reste loin de moi. »

Combs est également visé par plusieurs poursuites civiles, portées aussi bien par des femmes que des hommes l’accusant d’agressions sexuelles. Il nie fermement toute responsabilité, affirmant que toutes ses relations étaient consenties. Ses avocats doivent commencer le contre-interrogatoire de Ventura dans les prochains jours.

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