Bryan Kohberger, étudiant en criminologie à l’université de Washington State, a plaidé coupable mercredi des meurtres de quatre étudiants de l’université de l’Idaho, perpétrés en novembre 2022. En échange de cet aveu, il échappe à la peine de mort et sera condamné à la prison à vie sans possibilité d’appel. Cette tuerie, qui avait bouleversé le campus de Moscow (Idaho), n’a toujours pas révélé son mobile, selon les procureurs.
Âgé de 29 ans, Kohberger a reconnu avoir minutieusement préparé son attaque pendant plusieurs mois. Il a admis s’être introduit dans une maison de location par la porte-fenêtre de la cuisine, avant de poignarder à mort Kaylee Goncalves, Madison Mogen, Ethan Chapin et Xana Kernodle. Les victimes, toutes amies, n’avaient selon les enquêteurs aucun lien connu avec leur meurtrier.
Devant la cour du quatrième district judiciaire de l’Idaho, les familles des victimes ont écouté les charges les larmes aux yeux. Le juge Steven Hippler a annoncé que la sentence officielle serait prononcée le 23 juillet. Il a précisé qu’il ne tiendrait pas compte de l’opinion publique pour valider l’accord de plaidoyer, soulignant que la justice ne pouvait forcer les procureurs à requérir la peine capitale.
L’audience a révélé que Xana Kernodle était éveillée au moment de l’attaque, ayant récemment reçu une commande de nourriture. Son petit ami Ethan Chapin, endormi, a également été tué. Les deux autres colocataires de la maison ont été épargnées, sans explication claire. Les autorités ont affirmé que Kohberger avait visité à plusieurs reprises le quartier des victimes avant les faits, et qu’il avait été identifié grâce à la généalogie génétique et à l’analyse des données de téléphonie mobile.
Les enquêteurs n’ont jamais retrouvé l’arme du crime. Toutefois, des preuves montrent que Kohberger avait acheté un couteau de type militaire et une gaine similaire à celle abandonnée sur la scène du crime. Après les meurtres, il aurait tenté d’effacer ses traces en nettoyant son logement, en remplaçant la gaine et en désassemblant partiellement son véhicule.
Les familles des victimes sont divisées quant à l’accord de plaidoyer. Tandis que la famille Goncalves s’y est opposée, demandant une confession complète et la localisation de l’arme, les familles Chapin et Mogen ont soutenu l’accord, estimant qu’il s’agissait de la meilleure issue possible pour tourner la page et entamer un processus de guérison.