Braquage de Kim Kardashian à Paris : le procès historique touche à sa fin, le verdict attendu
Braquage de Kim Kardashian à Paris : le procès historique touche à sa fin, le verdict attendu

Près de neuf ans après un des braquages les plus retentissants de l’histoire contemporaine de Paris, la justice française s’apprête à rendre son verdict. Vendredi, au palais de justice de la capitale, les juges ont entendu les dernières déclarations des accusés dans l’affaire du vol à main armée de Kim Kardashian, survenu en pleine Fashion Week 2016. Un crime spectaculaire qui avait bouleversé la perception de la sécurité des célébrités à travers le monde.

Neuf hommes et une femme sont jugés pour leur rôle présumé dans ce vol orchestré avec méthode : des malfaiteurs déguisés en policiers avaient pénétré dans la luxueuse résidence privée Hôtel de Pourtalès, ligoté la star américaine à l’aide de colliers de serrage et fui avec pour près de 6 millions de dollars de bijoux, dont seul un pendentif serti de diamants fut retrouvé.

Parmi les accusés, Aomar Aït Khedache, 69 ans, présenté comme le cerveau de l’opération. Son ADN retrouvé sur les liens utilisés pour attacher Kardashian fut une pièce clé de l’enquête. Intercepté sur écoute, il aurait coordonné le recrutement et la revente des diamants en Belgique. Pourtant, à la barre, il a affirmé n’être qu’un exécutant, pointant du doigt un mystérieux commanditaire, surnommé « X » ou « Ben », dont l’existence n’a jamais été prouvée.

Son avocat a plaidé la clémence, invoquant un moment marquant du procès : la confrontation entre Khedache et Kim Kardashian. Venue témoigner début mai, la star l’avait regardé droit dans les yeux alors qu’une lettre de remords écrite par l’accusé était lue. « Je t’apprécie pour cette lettre, je te pardonne », avait-elle déclaré, tout en ajoutant que cela « ne changeait rien à la douleur et aux traumatismes ».

Surnommés par la presse française « les papys braqueurs » en raison de leur âge avancé, certains accusés sont arrivés au tribunal en béquilles ou en chaussures orthopédiques. Pourtant, le parquet a insisté : il s’agissait de criminels aguerris, non de vieillards inoffensifs. Les charges incluent vol à main armée, enlèvement et association de malfaiteurs. Des peines allant jusqu’à la perpétuité sont envisagées.

Le procès a également mis en lumière l’impact personnel et culturel de ce braquage. Kim Kardashian, alors figure de proue d’une ère d’exhibition numérique, avait vu sa vie basculer. « J’ai vraiment cru que j’allais mourir », a-t-elle confié au tribunal, évoquant ses enfants et le besoin de survivre, même si elle devait tout perdre. La nuit du 2 octobre 2016, elle avait été traînée dans une salle de bain en marbre, bâillonnée et laissée seule, nue, ligotée. Après le départ des voleurs, elle avait réussi à se libérer en frottant ses poignets contre un lavabo.

Depuis, sa présence à Paris est devenue rare. Elle a cessé d’indiquer ses déplacements en temps réel sur les réseaux sociaux, et son mode de vie hypermédiatisé s’est vu reconfiguré. Ce braquage a marqué un tournant dans la manière dont les célébrités gèrent leur sécurité et leur image. « Les gens regardaient… Ils savaient où j’étais », a-t-elle résumé lors de son témoignage.

Les juges et jurés délibèrent désormais. Un verdict est attendu d’ici la fin de journée. Pour Kim Kardashian, ce sera peut-être l’ultime étape vers un semblant de clôture dans cette affaire qui a bouleversé sa vie — et redéfini la notion même de célébrité à l’ère numérique.

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