Neuf ans après le spectaculaire braquage de Kim Kardashian à Paris, dix accusés, surnommés les « papys braqueurs », comparaissent dès ce lundi devant la cour d’assises de Paris. En octobre 2016, cinq hommes déguisés en policiers avaient fait irruption dans sa suite de l’hôtel de Pourtalès pour lui dérober près de 10 millions d’euros de bijoux. Ce vol, le plus important contre un particulier en France depuis vingt ans, avait créé une onde de choc médiatique mondiale.
Les accusés, dont la majorité dépasse les 60 ans, sont poursuivis pour vol avec arme, séquestration, complicité ou recel. Mais le procès s’annonce compliqué : plusieurs sont gravement malades, l’un est décédé, un autre atteint d’Alzheimer ne peut être jugé, et Aomar Aït Khedache, considéré comme le cerveau du braquage, est aujourd’hui sourd-muet. Une situation qui interroge sur la capacité du tribunal à mener sereinement les débats.
Un braquage rocambolesque et des zones d’ombre persistantes
La nuit du braquage, les malfaiteurs avaient neutralisé le concierge avant de ligoter Kim Kardashian dans sa chambre. Sous la menace, la star américaine avait remis sa bague de fiançailles d’une valeur de 4 millions d’euros et plusieurs bijoux de grande valeur. Malgré leur fuite précipitée à vélo, les braqueurs avaient laissé derrière eux des traces ADN précieuses pour les enquêteurs.
L’enquête avait permis l’arrestation de 17 suspects en janvier 2017, issus du grand banditisme français. L’identité exacte du commanditaire reste cependant floue, tout comme le rôle présumé d’un chauffeur proche de la star. Une grande partie du butin, vraisemblablement fondue et écoulée en Belgique, n’a jamais été retrouvée. Le procès, suivi par 400 journalistes dont de nombreux étrangers, verra Kim Kardashian témoigner le 13 mai prochain. La star, profondément marquée par l’événement, n’a pas remis les pieds à Paris pendant plusieurs années et a changé radicalement sa manière d’exposer sa vie privée sur les réseaux sociaux.