L’Agence européenne du médicament (EMA) signale un deuxième décès lié au vaccin contre le chikungunya Ixchiq à La Réunion, après un premier cas rapporté fin avril. Il s’agit d’un homme de 77 ans atteint de la maladie de Parkinson, décédé des suites d’une pneumonie par aspiration consécutive à des troubles aggravés de la déglutition survenus après la vaccination. Ce nouveau décès s’ajoute à celui d’un homme de 84 ans ayant développé une encéphalite, également après avoir reçu une dose d’Ixchiq. Au total, 17 cas graves ont été recensés dans le monde parmi des personnes âgées de 62 à 89 ans.
Des cas graves qui poussent à la prudence pour les plus de 65 ans
Ces signaux ont incité l’EMA à saisir son comité de sécurité (PRAC), qui examine actuellement la balance bénéfice-risque du vaccin. En attendant, l’agence recommande une suspension temporaire de son utilisation chez les personnes de 65 ans et plus. L’EMA rappelle que le vaccin reste contre-indiqué pour les patients immunodéprimés ou sous traitement immunosuppresseur. Une communication officielle est prévue à destination des professionnels de santé, accompagnée d’une mise à jour des notices d’information. Pour les 18-64 ans présentant des comorbidités, la vaccination reste cependant préconisée, selon les recommandations en vigueur.