SANTÉ - La maladie de parkinson pourrait résulter d'une mutation d'une protéine cérébrale
SANTÉ – La maladie de parkinson pourrait résulter d’une mutation d’une protéine cérébrale

Une nouvelle étude a révélé que la maladie de Parkinson (ou paralysie agitante) résulte d’une mutation d’une protéine bénigne dans le cerveau. Cette protéine est appelée « PINK1 ».

La maladie de Parkinson est une affection neurodégénérative qui se manifeste progressivement par une rigidité, des tremblements et un ralentissement des mouvements. L’une des caractéristiques de cette maladie est la mort des cellules cérébrales. Environ 50 millions de cellules meurent et sont remplacées chaque minute dans le corps humain. Cependant, contrairement aux autres cellules du corps, les cellules du cerveau ont un taux de remplacement extrêmement faible lorsqu’elles meurent.

Les scientifiques ont découvert depuis des décennies que la protéine « PINK1 » est directement liée à la maladie de Parkinson. Les études précédentes ont montré que cette protéine détecte les dommages des mitochondries (les usines énergétiques des cellules), ce qui entraîne l’arrêt de la production d’énergie par ces mitochondries et la libération de toxines dans les cellules.

Chez une personne en bonne santé, cette protéine se fixe aux mitochondries pour les aider à éliminer les cellules endommagées dans un processus appelé « mitophagie ».

En revanche, chez une personne atteinte de la maladie de Parkinson, une mutation de la protéine « PINK1 » empêche la mitophagie de fonctionner correctement, entraînant ainsi l’accumulation de toxines dans la cellule, selon une étude menée par une équipe de l’Institut de recherche médicale Walter et Eliza Hall en Australie.

D’après le journal britannique The Independent, l’équipe de recherche a, pour la première fois, examiné la structure de la protéine humaine « PINK1 » et étudié comment elle se fixe aux mitochondries et perturbe leur fonctionnement après mutation, conduisant ainsi à la maladie de Parkinson.

La Dr Sylvie Callegari, auteure principale de l’étude, a déclaré : « Nos résultats ont montré en détail le fonctionnement de la protéine PINK1. Tout d’abord, cette protéine détecte les dommages mitochondriaux. Ensuite, elle se lie aux mitochondries endommagées. Enfin, elle interagit avec une autre protéine appelée Parkin pour éliminer les cellules défectueuses. »

Elle a poursuivi : « Nous avons également observé, pour la première fois, comment une mutation de cette protéine entraîne la maladie de Parkinson. Cette découverte représente une avancée majeure pour les patients atteints de cette maladie. »

Callegari et son équipe ont affirmé que cette découverte ouvre la voie à des traitements efficaces contre la maladie de Parkinson.

À ce jour, il n’existe aucun traitement curatif pour cette maladie, bien que les médicaments, la kinésithérapie et la chirurgie puissent aider à en atténuer les symptômes.

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