Screenshot
Screenshot

Une épidémie encore non identifiée frappe le nord-ouest de la République démocratique du Congo (RDC) depuis mi-janvier. En l’espace d’un mois, 53 personnes ont perdu la vie, tandis que plus de 400 cas ont été recensés dans deux foyers distincts. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) tire la sonnette d’alarme face à une menace potentielle pour la santé publique.

D’après les premières analyses de l’Institut national de recherche biomédicale de Kinshasa, les virus Ebola et Marburg ont été écartés, mais l’origine de la maladie reste inconnue. Les autorités sanitaires poursuivent leurs investigations pour déterminer s’il s’agit d’un cas de paludisme, d’intoxication alimentaire, de méningite ou d’une autre fièvre hémorragique virale. Trois enfants de moins de cinq ans sont tout d’abord tombés malades. Après des symptômes de fièvre, diarrhée, fatigue et signes hémorragiques, ils sont décédés rapidement. En quelques jours, la maladie a fait sept victimes supplémentaires dans les environs. Un second foyer, beaucoup plus important, a émergé le 9 février, éloigné de 350 kilomètres du premier. En moins d’une semaine, 419 cas et 45 décès ont été enregistrés, la moitié des morts survenant en seulement 48 heures après l’apparition des symptômes.

Le manque d’infrastructures et de ressources complique la prise en charge des malades. Les établissements de santé, déjà sous pression, peinent à gérer l’afflux de patients, souligne l’OMS. Le directeur médical de l’hôpital de Bikoro, l’un des centres de surveillance de la région, s’inquiète de la progression rapide de la maladie et de l’absence de liens épidémiologiques clairs entre les deux foyers, suggérant des événements distincts.

Cette crise sanitaire s’ajoute aux nombreux défis que traverse la RDC, qui lutte contre des épidémies récurrentes de typhoïde, paludisme et Mpox, ainsi qu’une grave crise humanitaire liée aux conflits dans l’est du pays. Selon la Première ministre congolaise, les violences ont déjà coûté la vie à plus de 7 000 personnes.

Partager