Icône mondiale de la défense des animaux et figure incontournable de la recherche sur les chimpanzés, Jane Goodall est décédée à l’âge de 91 ans. Selon les documents officiels publiés aux États-Unis, la scientifique britannique est morte d’un arrêt cardiaque le 1er octobre dernier, alors qu’elle se trouvait en Californie dans le cadre d’une tournée de conférences.
Une mort naturelle, survenue en plein engagement
D’après son certificat de décès consulté par plusieurs médias américains, Jane Goodall est décédée des suites d’un arrêt cardiopulmonaire, une défaillance du cœur survenue durant son sommeil. L’institut qui porte son nom a confirmé qu’elle s’était « éteinte paisiblement » à Los Angeles, précisant qu’elle poursuivait encore activement ses interventions publiques.
Souffrant également d’épilepsie, la primatologue ne montrait pourtant aucun signe de ralentissement. La veille de sa mort, elle travaillait encore à la rédaction d’un document jusqu’à 22 h 30, selon sa fidèle assistante Mary Lewis. Son corps a été découvert le lendemain matin dans une maison privée de Beverly Hills. Ses cendres ont depuis été rapatriées au Royaume-Uni.
Une vie consacrée à la science et à la nature
Pionnière de l’éthologie moderne, Jane Goodall avait bouleversé la vision du monde animal en prouvant, dans les années 1960, que les chimpanzés utilisaient des outils — une découverte révolutionnaire pour la science. Son immersion dans la forêt de Gombe, en Tanzanie, avait révélé au grand public l’intelligence, les émotions et la complexité sociale de ces primates.
Fondatrice du Jane Goodall Institute en 1977, elle a consacré sa vie à la défense de l’environnement et au bien-être animal. Jusqu’à la fin, elle sillonnait le monde pour sensibiliser le public à l’urgence climatique. En septembre dernier, elle participait encore à la New York Climate Week et au Forbes Sustainability Leaders Summit, où elle exhortait à « avoir le courage d’agir ensemble ».
Récompensée de la Médaille présidentielle de la liberté par Joe Biden en 2025, Jane Goodall laisse derrière elle une œuvre scientifique immense, un engagement humaniste sans relâche et un message universel : celui de la compassion et du respect envers toutes les formes de vie.