Une étude récente suggère que la perte du sens du goût, en particulier des saveurs salées et acides, pourrait être liée à un risque accru de décès prématuré. Réalisée sur 7 340 adultes de plus de 40 ans, l’étude montre que ceux ayant perdu une partie de leur goût depuis l’enfance ont un risque accru de 47 % de mourir dans les six années suivantes. Les effets diffèrent selon le sexe : chez les femmes, une diminution du goût amer est associée à un risque plus élevé de décès, tandis que chez les hommes, c’est la perte de la perception de l’acidité qui est liée à une augmentation de la mortalité.
Bien que le goût et l’odorat soient souvent liés, cette étude révèle que la perte du goût seul augmente le risque de décès, même si l’odorat est intact. Cela pourrait indiquer des maladies neurodégénératives telles qu’Alzheimer ou des troubles cardiovasculaires, comme l’insuffisance cardiaque et les AVC. En outre, des problèmes de goût peuvent perturber les habitudes alimentaires, entraînant une consommation excessive de sel et d’autres problèmes de santé à long terme.
Les médecins pourraient devoir surveiller les changements dans le sens du goût de leurs patients. Cependant, le Dr David Henry Heltzik précise qu’il existe une corrélation entre la perte du goût et la mortalité prématurée, mais cela ne prouve pas nécessairement un lien de cause à effet. Il est recommandé de consulter un médecin en cas de modification du goût.
Le sens du goût pourrait être un indicateur du risque de décès prématuré