Chikungunya : la métropole désormais sous haute vigilance
Chikungunya : la métropole désormais sous haute vigilance

L’épidémie qui a frappé l’île de La Réunion semble ralentir. Mais avec l’arrivée des beaux jours, une autre menace se profile : la propagation du chikungunya en métropole. Les autorités sanitaires redoutent l’apparition de cas autochtones dans l’Hexagone, à mesure que les conditions deviennent favorables à la prolifération du moustique tigre. Après plus de 50 000 cas recensés et 12 décès sur l’île, l’épidémie marque le pas. Selon Santé publique France, les indicateurs de surveillance sont en baisse pour la troisième semaine consécutive, tant en médecine de ville qu’aux urgences. Le nombre de cas confirmés par test biologique a chuté de moitié en une semaine. Toutefois, 35 décès restent à l’étude pour déterminer un éventuel lien avec la maladie.

Risque réel de transmission locale

Si la situation s’améliore à La Réunion, la menace se déplace désormais vers la métropole. Santé publique France rappelle que de nombreux cas ont été diagnostiqués chez des voyageurs revenant de l’île. Or, le moustique tigre, vecteur du virus, est désormais présent dans la majorité des départements français. Avec les températures douces et les pluies printanières, les conditions sont réunies pour favoriser une chaîne de transmission locale, notamment dans le sud du pays. L’agence appelle toute personne ayant séjourné à La Réunion à se protéger pendant 15 jours après son retour : vêtements longs, répulsifs, moustiquaires. En cas de fièvre ou de douleurs articulaires, une consultation médicale est recommandée.

Interrogations autour du vaccin

Autre sujet d’inquiétude : la suspension du vaccin utilisé à La Réunion pour les personnes de plus de 65 ans, après le signalement d’un décès suspect. Les autorités sanitaires restent prudentes mais vigilantes. Absent de la métropole il y a encore 20 ans, le moustique tigre s’est installé sous nos latitudes, notamment en raison du réchauffement climatique. Et avec lui, les virus qu’il véhicule. Le chikungunya, longtemps cantonné aux zones tropicales, pourrait bien devenir un risque saisonnier en France.

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