Cancer de la prostate - une combinaison de médicaments réduit la mortalité de 40 %
Cancer de la prostate - une combinaison de médicaments réduit la mortalité de 40 %

Une étude internationale menée par le centre Cedars-Sinai de Los Angeles révèle qu’associer deux traitements existants permet de diminuer de manière spectaculaire le risque de décès lié au cancer de la prostate. Cette avancée, saluée par la communauté médicale, ouvre la voie à une nouvelle stratégie thérapeutique pour les formes les plus agressives de la maladie.

Un protocole combiné aux résultats inédits

L’essai clinique, conduit pendant huit ans sur plus de 1 000 patients issus de dix-sept pays, a comparé trois groupes : l’un traité avec de l’enzalutamide, l’autre avec du leuprolide, et un troisième recevant la combinaison des deux médicaments. Ces traitements, déjà approuvés séparément par la Food and Drug Administration américaine, sont couramment prescrits pour freiner la progression des tumeurs prostatiques. Les résultats, publiés par l’équipe du Dr Stephen Freedland, montrent que la combinaison des deux molécules réduit le risque de décès de 40,3 % par rapport aux traitements administrés seuls. Une découverte d’autant plus prometteuse que près de 40 % des hommes traités initialement par chirurgie ou radiothérapie voient leur cancer réapparaître sous une forme plus agressive.

Vers une nouvelle prise en charge des cancers avancés

Le professeur Hyung Kim, urologue oncologue et président du département d’urologie du Cedars-Sinai, estime que cette étude « va changer la manière de traiter les patients atteints de cancers de la prostate agressifs ». Selon lui, cette approche combinée « prolonge la survie et améliore la qualité de vie, sans nécessiter la mise au point de nouveaux médicaments ». L’intérêt de cette découverte réside aussi dans sa rapidité d’application possible. Les deux traitements étant déjà homologués, leur usage combiné pourrait être autorisé rapidement, évitant les longues phases de validation nécessaires à la mise sur le marché d’un nouveau produit. Avec plus de 50 000 nouveaux cas chaque année en France, le cancer de la prostate demeure le plus fréquent chez l’homme. Cette avancée scientifique pourrait donc marquer une étape majeure dans la lutte contre une maladie qui reste, malgré les progrès, l’une des premières causes de mortalité masculine liée au cancer.

Que retenir rapidement ?

Une étude internationale menée par le centre Cedars-Sinai de Los Angeles révèle qu’associer deux traitements existants permet de diminuer de manière specta

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