La méningite à méningocoques B refait surface à Rennes. En l’espace de 48 heures, deux jeunes hommes ont été admis en urgence au CHU, dans un état grave. Le premier, âgé de 16 ans, a été hospitalisé lundi 28 avril. Le second, 19 ans, a été pris en charge mercredi 30. Tous deux ont été placés en réanimation. Aucune connexion directe n’a pour l’instant été établie entre eux. Toutefois, l’un des malades aurait participé à une soirée en périphérie rennaise peu avant l’apparition des symptômes. À ce stade, leur état est jugé critique mais stable. L’Agence régionale de santé (ARS) de Bretagne indique avoir entamé un travail d’identification des cas contacts et de séquençage des souches, en lien avec l’Institut Pasteur. L’objectif : vérifier s’il s’agit d’un même foyer de contamination.
Une ville sous surveillance renforcée
Depuis le début de l’année, Rennes est classée zone de circulation active pour cette souche particulièrement agressive de la méningite. Le 3 février, une étudiante de 18 ans est décédée. Moins d’un mois plus tard, trois autres cas ont été recensés à la Rennes School of Business. Face à la recrudescence des infections, le ministère de la Santé a lancé le 3 mars une vaste campagne de vaccination ciblant les 15-25 ans. Sur les 100 000 jeunes concernés, plus de 64 000 ont déjà reçu une première dose, selon les derniers chiffres de l’ARS. La méningite à méningocoques peut évoluer très rapidement et provoquer des séquelles irréversibles, voire la mort, en quelques heures. Si la campagne vaccinale connaît un taux de participation jugé encourageant par les autorités sanitaires, la vigilance reste de mise. Le moindre nouveau cas détecté dans la région relance l’alerte et pousse les services de santé à réagir dans l’urgence. À Rennes, la menace est toujours là.