Reconnaître un AVC grâce à un moyen simple
Reconnaître un AVC grâce à un moyen simple

Chaque année en France, près de 150 000 personnes sont victimes d’un accident vasculaire cérébral. Et dans la majorité des cas, la rapidité d’intervention détermine la gravité des séquelles. Un simple acronyme peut sauver des vies : VITE.

L’hypertension, premier ennemi silencieux

L’hypertension artérielle, souvent qualifiée de « tueur silencieux », reste le premier facteur évitable d’AVC. Elle ne provoque pas de symptômes, mais endommage peu à peu les artères. La Cour des comptes a d’ailleurs tiré la sonnette d’alarme : le dépistage de l’hypertension recule en France, laissant des milliers de patients sans suivi. Cette pathologie constitue l’un des principaux risques de maladies cardiovasculaires et cérébrales. Un AVC se produit lorsqu’une partie du cerveau n’est plus correctement irriguée. Huit fois sur dix, il s’agit d’un AVC ischémique, provoqué par un caillot qui bloque un vaisseau sanguin. Dans les deux autres cas, c’est un AVC hémorragique, lié à la rupture d’un vaisseau. Le résultat, dans les deux cas, est dramatique : une personne sur quatre décède et beaucoup d’autres gardent des séquelles irréversibles. Pour éviter un AVC, le contrôle de la tension artérielle est une priorité absolue. Il est indispensable de surveiller sa pression régulièrement, d’autant que certains facteurs aggravants sont bien connus : le tabac, le diabète, le cholestérol, l’alcool et le surpoids. D’autres, plus discrets, le sont moins, comme l’apnée du sommeil ou les troubles du rythme cardiaque. Chez les femmes, l’association pilule et tabac est particulièrement redoutable puisqu’elle multiplie par vingt le risque d’accident vasculaire.

Un réflexe vital à retenir : VITE

Savoir reconnaître les premiers signes d’un AVC peut tout changer. Un moyen mnémotechnique simple existe : VITE. V pour visage (affaissé ou paralysé d’un côté), I pour incapacité (perte de force dans un bras ou une jambe), T pour trouble de la parole (élocution difficile ou incohérente), E pour extrême urgence (appeler immédiatement le 15). À chaque minute perdue, deux millions de neurones sont détruits. Une paralysie, un trouble de la vue, une perte d’équilibre ou un mal de tête soudain doivent alerter. Même si les symptômes disparaissent, il faut agir sans délai : un épisode transitoire peut annoncer un AVC plus grave. Mieux vaut composer le 15 pour rien que trop tard. En un mot comme en quatre lettres, la clé pour sauver une vie se résume à une consigne : agir VITE.

Que retenir rapidement ?

Chaque année en France, près de 150 000 personnes sont victimes d’un accident vasculaire cérébral. Et dans la majorité des cas, la rapidité d’intervention

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