La pollution de l’air en Île-de-France poursuit sa baisse. Selon le bilan 2024 publié par Airparif ce mercredi, les niveaux de pollution ont été « globalement divisés par deux en vingt ans », avec une amélioration marquée sur les particules fines et le dioxyde d’azote, deux des polluants les plus nocifs pour la santé humaine.
Les émissions de particules fines ont chuté de 40 % sur la dernière décennie, principalement grâce à la réduction du chauffage au bois et au trafic routier. Le dioxyde d’azote, pour moitié issu des véhicules, a vu ses concentrations baisser de 45 %. Des résultats que les experts attribuent aux politiques publiques : ZFE, baisse de la vitesse en ville, fermeture de certaines voies et développement des transports en commun. À Paris, les kilomètres parcourus en voiture ont été divisés par deux depuis vingt ans.
Un air encore trop pollué selon les normes de demain
Malgré ces progrès, les objectifs européens fixés pour 2030 ne sont pas encore atteints. En 2024, plus de 2,6 millions de Franciliens ont respiré un air dépassant les futurs seuils réglementaires. Les gains seraient pourtant considérables : selon Airparif, atteindre ces niveaux permettrait d’éviter un quart des décès prématurés liés à la pollution.
Enfin, l’ozone reste un point noir. Ce gaz, formé en été sous l’effet du soleil et de la chaleur, stagne à des niveaux préoccupants pour les 12 millions de Franciliens. Favorisé par le changement climatique, il reste hors de tout seuil limite en France, malgré ses effets néfastes sur la santé respiratoire.