L’Agence nationale de sécurité du médicament a réaffirmé, jeudi, la fiabilité du vaccin Gardasil 9, utilisé contre les infections à papillomavirus humain, à l’issue de son dernier suivi de pharmacovigilance. Selon l’ANSM, l’analyse des données recueillies entre juillet 2024 et juin 2025 ne met en évidence aucun nouveau risque lié à ce vaccin, largement administré dans le cadre des campagnes en milieu scolaire.

Sur la période étudiée, 217 déclarations d’effets indésirables ont été recensées, dont une majorité survenues après des séances de vaccination au collège. Plus de trois quarts de ces effets étaient jugés bénins, principalement des réactions locales ou passagères. Les rares réactions allergiques sévères identifiées restent des événements connus, observés avec l’ensemble des vaccins injectables.

Vigilance maintenue lors des campagnes scolaires

L’agence rappelle néanmoins la nécessité de surveiller les adolescents après l’injection, en raison du risque de malaise pouvant entraîner une chute, comme cela avait été le cas lors d’un accident mortel survenu lors d’une campagne précédente. Cette précaution figure désormais parmi les consignes systématiques adressées aux équipes de vaccination.

La vaccination contre le HPV, recommandée pour les jeunes de 11 à 14 ans avec un rattrapage possible jusqu’à 26 ans, vise à prévenir jusqu’à 90 % des infections responsables de plusieurs cancers. Malgré l’extension des campagnes gratuites dans les collèges et établissements médico-sociaux, la couverture vaccinale française demeure inférieure aux objectifs fixés pour 2030, incitant les autorités à poursuivre leurs efforts de sensibilisation.

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