Des millions de personnes dans le monde passent chaque jour de longues heures assises, que ce soit au travail ou devant des écrans électroniques.
Avec la dépendance croissante à la technologie dans la vie quotidienne, les chercheurs ont commencé à étudier l’impact des modes de vie sédentaires sur la santé humaine, en particulier en ce qui concerne les douleurs du système musculo-squelettique.
Les chercheurs définissent le comportement sédentaire comme le fait de rester assis pendant de longues périodes de la journée avec peu de mouvement, ce qui inclut des activités comme le travail de bureau, regarder la télévision et utiliser des appareils intelligents.
À cet égard, une revue systématique réalisée par une équipe de chercheurs chinois a montré que les modes de vie modernes, y compris le télétravail et le temps passé devant les écrans, ont contribué à l’augmentation des taux de douleurs au cou d’année en année.
L’équipe a analysé les données de 25 études comprenant plus de 43 000 personnes de 13 pays, et a constaté que l’utilisation des téléphones mobiles était l’activité la plus associée aux douleurs au cou, avec une augmentation du risque de 82 %. En revanche, l’utilisation de l’ordinateur était associée à un risque plus faible (23 %), tandis que regarder la télévision ne présentait pas un risque majeur.
Selon l’étude, un mode de vie sédentaire entraîne des effets négatifs sur la santé, notamment une diminution du flux sanguin vers le cou, une faiblesse musculaire, des troubles du mouvement des articulations et une pression accrue sur les disques intervertébraux. Ces effets s’aggravent lorsque des mauvaises postures sont adoptées, comme incliner la tête ou arrondir les épaules.
Les résultats ont montré que les personnes qui passent plus de 6 heures par jour assises courent un risque de douleurs au cou 88 % plus élevé que les autres.
La douleur au cou est l’un des problèmes musculo-squelettiques les plus courants au monde, touchant environ 70 % de la population au moins une fois dans leur vie, et son coût annuel de traitement dépasse 87 milliards de dollars rien qu’aux États-Unis.
Les chercheurs ont confirmé que la réduction de ce risque nécessite de cibler les groupes les plus vulnérables, en particulier les femmes, à travers des campagnes préventives qui encouragent l’activité physique et réduisent le comportement sédentaire.