Île-de-France : premiers cas autochtones de fièvre West Nile détectés
Île-de-France : premiers cas autochtones de fièvre West Nile détectés

L’alerte vient de tomber : pour la première fois, des transmissions locales de fièvre West Nile ont été confirmées en Île-de-France. Deux personnes résidant en Seine-Saint-Denis ont été diagnostiquées avec cette infection transmise par des moustiques du genre Culex, très répandus en métropole. Contrairement à la dengue ou au chikungunya, le virus ne se transmet pas d’humain à humain via le moustique, mais par l’intermédiaire d’oiseaux infectés.

Une maladie le plus souvent bénigne, mais parfois grave

La fièvre West Nile passe inaperçue dans la majorité des cas. Environ un cinquième des personnes infectées développent un syndrome grippal, et moins de 1 % connaissent des complications sévères pouvant entraîner la mort. Si des cas autochtones avaient déjà été relevés dans le sud du pays – une quarantaine en 2024 – jamais la maladie n’avait été observée aussi au nord. Cet été, en plus des deux cas franciliens, cinq autres ont été recensés en Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Des arboviroses en nette progression

Les autorités sanitaires suivent également de près l’évolution du chikungunya et de la dengue, dont la transmission en métropole est liée à l’expansion du moustique tigre sur fond de réchauffement climatique. Le chikungunya connaît actuellement un niveau inédit avec 23 foyers identifiés, totalisant 115 cas, contre 63 la semaine précédente. Pour la dengue, six foyers regroupant 11 cas sont recensés. Cette recrudescence confirme que les maladies vectorielles, autrefois limitées à des zones tropicales, s’installent durablement dans le paysage sanitaire français.

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