La grippe aviaire continue de se propager en France. Selon le ministère de l’Agriculture, dix foyers de contamination ont été recensés sur le territoire, touchant aussi bien les élevages commerciaux que les basses-cours domestiques. En tout, plus de 100 000 volailles ont déjà été abattues dans les neuf premiers foyers pour tenter d’enrayer la propagation du virus.
Des foyers répartis dans six régions françaises
Les cas détectés concernent principalement des élevages de dindes, de canards et de poules pondeuses. Les régions touchées sont la Nouvelle-Aquitaine, les Pays de la Loire, l’Occitanie, le Centre-Val de Loire, le Grand Est et les Hauts-de-France. Depuis le 22 octobre, le niveau de risque sur le territoire a été relevé de « modéré » à « élevé » en raison d’une circulation précoce du virus, déjà très active en Europe, notamment en Allemagne où plus d’un demi-million d’oiseaux ont été abattus. Vingt-et-un foyers supplémentaires ont par ailleurs été détectés dans la faune sauvage, principalement chez des grues cendrées, cygnes tuberculés, goélands et oies cendrées. Les départements du Morbihan, des Hautes-Pyrénées, de la Marne, de la Charente-Maritime et de l’Aube figurent parmi les plus touchés.
Vaccination préventive et mesures renforcées
Face à cette reprise de l’épidémie, les autorités rappellent que la vaccination préventive des canards reste obligatoire depuis octobre 2023. Partiellement financée par l’État, elle a permis de limiter l’ampleur des abattages et de réduire les pertes économiques dans les filières avicoles. Les éleveurs doivent également maintenir les volailles à l’abri et signaler toute mortalité anormale. Les services vétérinaires poursuivent la surveillance des zones infectées, tandis que le ministère de l’Agriculture appelle à la vigilance pour éviter une nouvelle crise sanitaire comme celles qui ont frappé durement le secteur ces dernières années.