Face à l’explosion des décès liés à la chaleur, 300 millions de dollars mobilisés pour la recherche climat-santé à la COP30
Face à l’explosion des décès liés à la chaleur, 300 millions de dollars mobilisés pour la recherche climat-santé à la COP30

Alors que les vagues de chaleur tuent désormais plus d’un demi-million de personnes chaque année, un groupe d’organisations philanthropiques a annoncé un investissement majeur de 300 millions de dollars pour soutenir la recherche sur les liens entre changement climatique et santé. L’annonce a été faite cette semaine à Belém, au Brésil, en marge des négociations de la COP30.

Ces financements doivent permettre de développer des données plus précises et d’orienter les investissements dans des solutions capables de réduire les risques croissants liés aux chaleurs extrêmes, à la pollution atmosphérique ou encore à la progression de maladies infectieuses favorisée par le réchauffement. « Nous ne pouvons pas nous contenter de colmater les brèches », a déclaré Estelle Willie, responsable santé et communication à la fondation Rockefeller, l’un des contributeurs. Elle souligne la nécessité d’expérimenter rapidement de nouvelles approches pour faire face à une crise qui bouleverse les systèmes sanitaires du monde entier.

Le Brésil, hôte du sommet, a parallèlement lancé le « Plan d’action sanitaire de Belém », destiné à encourager les gouvernements à coordonner leurs politiques de santé climatique à travers leurs différents ministères. Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large visant à renforcer la préparation des pays face aux impacts croissants du changement climatique : inondations, incendies, sècheresses, tempêtes et ouragans. Selon une étude publiée en 2023, ces nouveaux fonds complètent les 1 à 2 milliards de dollars déjà engagés par des institutions publiques dans la recherche climat-santé.

Mais pour les experts, l’effort reste insuffisant face à l’ampleur du problème. Les progrès sanitaires enregistrés au fil des décennies sont désormais menacés, souligne Willie : « Le changement climatique aggrave littéralement tous les indicateurs de santé mondiale. » Un rapport du Lancet publié en octobre estime à près de 550 000 le nombre annuel de morts liées à la chaleur, tandis que 150 000 décès supplémentaires sont imputés à la pollution atmosphérique, elle-même exacerbée par l’utilisation d’énergies fossiles et les feux de forêt. Les maladies infectieuses progressent également, avec une hausse de 49 % des cas de dengue depuis les années 1950.

Les agences de l’ONU rappellent que plus de 3,3 milliards de personnes, soit près de la moitié de la population mondiale, subissent déjà les conséquences directes de la hausse des températures. Les plus vulnérables, note John-Arne Røttingen du Wellcome Trust, sont les enfants, les femmes enceintes, les personnes âgées, les travailleurs exposés en extérieur et les communautés disposant des ressources les plus limitées.

Aux côtés de la Fondation Rockefeller, la nouvelle Coalition des bailleurs de fonds pour le climat et la santé compte notamment la Fondation Gates, Bloomberg Philanthropies et la Fondation IKEA. Vingt-sept autres organisations philanthropiques ont rejoint la coalition, sans pour l’instant annoncer d’engagement financier.

Que retenir rapidement ?

Alors que les vagues de chaleur tuent désormais plus d’un demi-million de personnes chaque année, un groupe d’organisations philanthropiques a annoncé un i

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