Un dispositif exceptionnel est prévu dans le centre de Nantes. Dans la nuit de jeudi à vendredi, entre 1 h et 2 h 30, les rues Nadine Gordimer et Magdeleine, ainsi que les cours intérieures attenantes, seront traitées à l’insecticide. L’Agence régionale de santé (ARS) a ordonné cette opération après la confirmation d’un cas de dengue chez une personne de retour d’un séjour en zone infectée.
Un périmètre restreint mais surveillé de près
Les autorités sanitaires expliquent que le malade a fréquenté ce quartier durant sa période de virémie, moment où le virus circule dans le sang et peut être transmis à un moustique-tigre lors d’une piqûre. Pour éviter que l’insecte ne devienne vecteur de la maladie, des sociétés spécialisées, Rentokil et Inovalys, pulvériseront un insecticide à base de pyréthrinoïdes dans un rayon de 150 mètres. Les habitants ont reçu pour consigne de rester chez eux durant l’opération, le produit étant jugé sans danger aux doses utilisées.
Une vigilance renforcée dans l’agglomération
Il ne s’agit pas d’une démoustication dite « de confort », mais d’un traitement préventif destiné à éradiquer des moustiques potentiellement infectés. Deux interventions similaires ont déjà eu lieu cet été à Bouguenais, en périphérie nantaise, après la détection de cas de dengue. La maladie, transmise par le moustique-tigre, passe souvent inaperçue mais peut évoluer vers des formes graves nécessitant une hospitalisation. En l’absence de traitement spécifique, la prévention reste la meilleure arme : porter des vêtements longs, utiliser répulsifs et moustiquaires, et signaler en ligne la présence du moustique-tigre pour contenir sa prolifération.