Deux mois après son apparition à Bergerac, le foyer de chikungunya continue de se propager malgré les mesures sanitaires. Le nombre de contaminations autochtones s’élève désormais à 96 cas, selon Santé publique France. Il s’agit du deuxième cluster le plus important recensé en métropole, juste derrière celui d’Antibes, dans les Alpes-Maritimes, où 128 cas ont été confirmés.
Des opérations de démoustication toujours en cours
Depuis la détection du premier cas le 6 août, plusieurs campagnes de démoustication ont été menées dans le quartier concerné par les services de la ville et l’Agence régionale de santé (ARS). Les autorités sanitaires affirment que les opérations de prévention et de sensibilisation se poursuivent, notamment auprès des professionnels de santé et des habitants. Les équipes de Santé publique France réalisent également des enquêtes de terrain pour repérer d’éventuels nouveaux cas. Malgré quelques contaminations supplémentaires la semaine dernière, la propagation du virus semble ralentir. Le dernier cas signalé dans le cluster de Bergerac remonte au 25 septembre.
Extension régionale de la contamination
Au total, 150 cas de chikungunya ont été recensés en Nouvelle-Aquitaine depuis le début de la surveillance sanitaire, répartis sur dix-huit foyers distincts. Deux nouveaux épisodes de transmission ont encore été identifiés fin septembre en Charente-Maritime et en Gironde. Deux zones font l’objet d’une vigilance renforcée : Val-de-Cognac, en Charente, avec 15 cas autochtones depuis juin, et Brive, en Corrèze, avec 14 cas recensés depuis juillet. Une nouvelle opération de démoustication y est prévue ce lundi 13 octobre. En France, 87 foyers de transmission autochtone ont été recensés depuis le début de l’année, pour un total de 737 cas. Ces épisodes restent concentrés dans les régions déjà touchées les années précédentes, comme la Provence-Alpes-Côte d’Azur, la Corse ou encore l’Île-de-France. C’est toutefois la première fois que la Nouvelle-Aquitaine enregistre une telle propagation du virus tropical.