Accord préliminaire à l’OMS sur la préparation aux futures pandémies
Accord préliminaire à l’OMS sur la préparation aux futures pandémies

Les membres de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sont parvenus, ce samedi, à un accord sur la manière de faire face aux pandémies futures, après trois années de discussions, selon les déclarations de la coprésidente de l’organe de négociation à l’AFP.

Anne-Claire Amprou, ambassadrice française pour la santé mondiale, a annoncé  :

« Nous sommes parvenus à un accord préliminaire », ajoutant que les États membres devront encore approuver la version finale du texte.

Les délégués se réuniront mardi à Genève pour finaliser ce texte historique portant sur la prévention, la préparation et la riposte face aux pandémies, avant de procéder à son adoption définitive.

L’approbation finale du texte est attendue lors de l’Assemblée mondiale de la santé, prévue fin mai à Genève.

Cet accord, obtenu après près de 24 heures de discussions ininterrompues, a été chaleureusement applaudi par les délégués pendant plusieurs minutes.

Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a salué cette avancée  :

« C’est un signal très fort. « Vous êtes en train d’écrire une page extraordinaire de l’histoire.» 

Resté aux côtés des délégués toute la nuit, il a ajouté  :

« C’est un beau cadeau pour nos enfants et nos petits-enfants. »

Le président français Emmanuel Macron a également salué cet accord.
Dans un message publié sur X (ex-Twitter), il a déclaré  :

« Avec cet accord préliminaire sur un traité sur les pandémies, la communauté internationale œuvre à la création d’un nouveau système pour mieux nous protéger.  »

Des désaccords sur le transfert de technologies

Selon plusieurs sources citées par l’AFP, l’un des principaux points de blocage portait sur l’article 11, qui concerne le transfert de technologies pour la production de produits de santé liés aux pandémies, notamment au bénéfice des pays en développement.

Ce sujet avait déjà été au cœur des tensions lors de la pandémie de Covid-19, les pays en développement ayant accusé les pays riches de constituer des stocks de vaccins et de tests, les laissant sans accès équitable.

De nombreux pays où l’industrie pharmaceutique joue un rôle économique majeur s’opposent au transfert obligatoire de technologies, plaidant plutôt pour une approche volontaire.

Un délégué a affirmé que ce point avait été résolu, bien que la version finale du texte n’était toujours pas disponible samedi après-midi.

Les États-Unis absents des négociations

Les États-Unis ont été absents des pourparlers, après que Donald Trump, revenu à la Maison-Blanche, a annoncé le retrait de son pays de l’Organisation mondiale de la santé.

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