À Gaza, un père supplie pour la vie de son fils alors que l’espoir renaît autour du couloir médical (AP)
À Gaza, un père supplie pour la vie de son fils alors que l’espoir renaît autour du couloir médical (AP)

Allongé sur un lit d’hôpital à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, Hassan Qlob, 18 ans, attend dans l’angoisse la réouverture du passage de Rafah. Grièvement blessé par une balle dans la tête il y a plus de deux mois alors qu’il cherchait de la nourriture, l’adolescent souffre de lésions cérébrales sévères et de malnutrition. Son père, Ibrahim, veille à son chevet, espérant que le cessez-le-feu récemment instauré entre Israël et le Hamas permettra enfin son évacuation vers un hôpital à l’étranger.

Le cas de Hassan n’est qu’un parmi des milliers. Selon des organisations médicales présentes sur le terrain, plus de 15 000 Palestiniens attendent une autorisation pour sortir de Gaza afin de recevoir des soins urgents. Le point de passage de Rafah, qui relie l’enclave à l’Égypte, est depuis des semaines fermé aux patients, aggravant une situation humanitaire déjà critique. Des centaines de personnes inscrites sur les listes d’évacuation seraient déjà décédées faute de traitement.

Le couloir médical, lorsqu’il est ouvert, constitue souvent la seule chance de survie pour les blessés les plus graves, dans un territoire où le système de santé est exsangue, les hôpitaux surchargés, et les équipements médicaux insuffisants. Les autorités israéliennes et égyptiennes discutent actuellement des modalités d’une possible réouverture de Rafah, mais aucune date officielle n’a encore été fixée.

Alors que les cessez-le-feu offrent une brève accalmie après des mois de conflit, les familles gazaouies comme celle de Hassan vivent suspendues à des décisions politiques qui, pour elles, se mesurent en battements de cœur. Pour Ibrahim Qlob, chaque jour qui passe sans issue est un combat de plus dans une guerre silencieuse contre le temps.

Que retenir rapidement ?

Allongé sur un lit d’hôpital à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, Hassan Qlob, 18 ans, attend dans l’angoisse la réouverture du passage de Rafah

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