Les neurologues recommandent d’éviter trois choses en particulier pendant la jeunesse, car elles ont un impact négatif direct sur la santé cérébrale.
Le Dr Baiping Chen, neurologue et spécialiste de l’épilepsie à l’Université du Michigan, déclare :
« En tant qu’êtres humains, nous nous demandons souvent : Et si j’avais fait les choses différemment quand j’étais plus jeune ?. »
Et d’ajouter : « Même si je ne recommande pas ce genre de réflexion — qui peut engendrer un stress inutile à propos de choses qu’on ne peut pas changer — il est important de méditer sur nos erreurs passées pour en tirer des leçons et devenir une meilleure version de nous-mêmes. Mieux encore : apprendre des erreurs des autres avant de les commettre. »
Voici trois erreurs majeures à éviter pour préserver les fonctions cérébrales et la santé globale :
1. Boire des sodas tous les jours
À l’adolescence, on ne mesure pas toujours les effets négatifs d’une consommation excessive de sucre. Pourtant, les recherches sont claires : les régimes riches en sucre contribuent à la résistance à l’insuline, au diabète de type 2, aux maladies cardiovasculaires, aux inflammations chroniques — et même au déclin cognitif.
À long terme, une surconsommation de sucre peut accroître le risque de démence, y compris la maladie d’Alzheimer.
Bonne nouvelle : réduire la consommation de sodas et de sucre en général peut atténuer certains effets néfastes — bien que certaines conséquences à long terme puissent être irréversibles.
2. Écouter de la musique trop forte
L’exposition prolongée au bruit peut provoquer une perte auditive, une hypersensibilité aux sons, voire des acouphènes permanents. Les cellules ciliées de la cochlée, une fois endommagées, ne se régénèrent pas.
Des études ont montré que la perte auditive est souvent liée à des troubles psychologiques comme l’anxiété et la dépression. En outre, la perte d’audition est associée à un risque accru de déclin cognitif et de démence, probablement parce que le cerveau, luttant pour interpréter les sons, détourne ses ressources des fonctions de mémoire et de raisonnement.
Avec l’âge, l’audition tend à diminuer. Le Dr Chen confie :
« Je continue à utiliser des écouteurs et à écouter de la musique, surtout pendant l’exercice, mais je limite le volume à 60 % maximum et la durée d’écoute à 60 minutes par jour. »
Traiter une perte auditive dès que possible peut réduire la charge cognitive. Des études ont montré que les appareils auditifs réduisent le risque de démence chez les personnes malentendantes, non seulement en ralentissant le déclin cognitif, mais aussi en améliorant la santé du cerveau dans son ensemble.
Fait intéressant : ce risque accru ne s’applique pas aux personnes nées sourdes ou ayant perdu l’audition très tôt, car leur cerveau développe des adaptations cognitives qui atténuent l’impact négatif.
3. Sous-estimer l’importance du sommeil
Pendant la jeunesse, on ne mesure pas toujours l’importance du sommeil. Pourtant, la durée et la qualité du sommeil sont essentielles à la santé cérébrale, non seulement pour le repos, mais aussi pour le développement cérébral à l’adolescence, la consolidation de la mémoire, la régulation émotionnelle, et l’élimination des déchets neuronaux.
Le Dr Chen précise :
« Aujourd’hui, avec une meilleure compréhension du rôle du sommeil, je m’efforce d’avoir 7 à 9 heures de sommeil chaque nuit. Mon métier de médecin ne me le permet pas toujours, surtout en garde, mais je milite pour une réforme de notre profession — notamment durant la formation — afin que davantage de médecins puissent bénéficier du repos nécessaire. »
Certaines altérations structurelles du cerveau dues à un mauvais sommeil peuvent être durables, mais les effets cognitifs et comportementaux peuvent souvent être inversés en améliorant l’hygiène du sommeil.