Jambes en feu et sommeil impossible : un mal qui touche 1 français sur 10
Jambes en feu et sommeil impossible : un mal qui touche 1 français sur 10

Chaque soir, une agitation difficile à contenir gagne les jambes de milliers de français. Fourmillements, tiraillements, démangeaisons ou décharges électriques : impossible de rester immobile, surtout à l’heure du coucher. Ces symptômes correspondent au syndrome des jambes sans repos, aussi appelé maladie de Willis-Ekbom. Il toucherait entre 5 et 10 % de la population, selon l’Inserm, mais reste largement sous-diagnostiqué. Longtemps considéré comme anodin ou psychosomatique, ce trouble neurologique peut pourtant altérer gravement la qualité de vie.

Un trouble encore trop ignoré par les médecins

Le syndrome se manifeste uniquement au repos, surtout le soir ou la nuit, et s’apaise temporairement par le mouvement. Si les causes exactes restent mal connues, un dysfonctionnement de la dopamine dans le cerveau est suspecté, parfois aggravé par un déficit en fer. Le diagnostic repose sur les témoignages des patients, en l’absence de marqueur biologique fiable. Résultat : beaucoup de malades patientent plusieurs années avant qu’un professionnel de santé mette un nom sur leur souffrance, souvent confondue avec de l’anxiété ou des douleurs musculaires.

Des traitements, mais pas de remède miracle

Il n’existe à ce jour aucun traitement curatif. Mais plusieurs approches permettent d’atténuer les symptômes : correction d’une carence en fer, règles d’hygiène de vie, massages, bains tièdes ou encore traitements dopaminergiques dans les cas sévères. Des associations de patients, comme France Ekbom, militent pour une meilleure reconnaissance de ce trouble et une formation accrue du corps médical. Car si les jambes bougent sans repos, c’est souvent faute d’une écoute médicale à la hauteur.

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