La Fédération française de rugby (FFR) a officiellement lancé une procédure de recrutement pour désigner le ou la future sélectionneure du XV de France féminin, en vue de la Coupe du monde 2029 en Australie. L’annonce, publiée ce lundi sur plusieurs sites spécialisés et sur France Travail, vise à trouver une personnalité forte, dotée d’une solide expérience du haut niveau et d’un leadership naturel.
Une recherche ambitieuse pour relancer les Bleues
Selon la FFR, le profil recherché devra être « un(e) manager reconnu(e) », capable de porter un projet ambitieux et fédérateur. Le ou la future entraîneure devra aussi maîtriser l’anglais et disposer d’une expérience confirmée, « idéalement auprès d’un public féminin ». Le poste, proposé en CDD de deux ans renouvelable, sera effectif à partir du 5 janvier 2026, au Centre national de rugby de Marcoussis. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 3 novembre.
Le directeur technique national Olivier Lièvremont a précisé que l’objectif était clair : bâtir un projet solide pour conduire les Bleues vers le titre mondial. « L’objectif, c’est la prochaine Coupe du monde », a-t-il affirmé, tout en précisant que la Fédération privilégiait désormais une formule « plus classique », avec un sélectionneur unique.
Mignot et Ortiz toujours candidats potentiels
Cette décision marque un tournant après la Coupe du monde 2025 en Angleterre, où les Bleues ont terminé à la quatrième place, leur plus mauvais résultat depuis 2010. Le binôme David Ortiz – Gaëlle Mignot, en poste depuis 2023, avait conduit la sélection jusque-là, avant d’être remis en question à l’issue du tournoi.
Toutefois, la FFR n’exclut pas totalement de maintenir une formule à deux têtes : « Gaëlle Mignot et David Ortiz peuvent évidemment se porter candidats », a ajouté Olivier Lièvremont. Le futur sélectionneur, qui disposera d’un groupe de 32 joueuses sous contrat fédéral, devra s’appuyer sur les fondations existantes pour bâtir une nouvelle dynamique.
En attendant la décision du comité de sélection, plusieurs noms circulent déjà, dont celui de Caroline Suné (U20), de François Ratier (Stade bordelais, ex-sélectionneur du Canada) ou encore de Fabrice Ribeyrolles (Romagnat). Le prochain chapitre du XV de France féminin s’écrira sous le signe du renouveau et de l’ambition mondiale.