La Chine a annoncé jeudi avoir inscrit 14 organisations étrangères sur sa « liste des entités non fiables », une mesure visant à restreindre leurs activités commerciales dans le pays, selon un communiqué du ministère du Commerce.
Pékin reproche à ces sociétés, pour la plupart basées aux États-Unis, d’avoir participé à des coopérations militaires et technologiques avec Taïwan, ainsi que d’avoir « tenu des propos malveillants sur la Chine » ou « aidé des gouvernements étrangers à réprimer les entreprises chinoises ».
L’inscription sur cette liste noire entraîne des restrictions sévères sur les investissements, les importations et exportations, ainsi que sur l’emploi de personnel chinois par ces entités. Il s’agit de l’une des mesures les plus fermes prises récemment par la Chine dans le cadre de sa riposte économique aux pressions occidentales.
Cette annonce intervient alors que les tensions entre Pékin et Washington restent vives sur plusieurs fronts — du commerce des semi-conducteurs à la question taïwanaise — et que la Chine tente de renforcer son contrôle sur les technologies sensibles.
Depuis la création de cette « liste noire » en 2020, Pékin l’a utilisée comme instrument de dissuasion diplomatique et économique, visant les entreprises étrangères jugées hostiles à ses intérêts stratégiques.