Le président de la commission d’enquête parlementaire sur TikTok, Arthur Delaporte (PS), a annoncé ce jeudi avoir saisi la procureure de Paris. Il accuse la plateforme chinoise d’avoir « délibérément mis en danger la santé et la vie de ses utilisateurs », en particulier les mineurs, et dénonce un possible « parjure » de ses dirigeants lors des auditions à l’Assemblée nationale.
Un rapport accablant sur les effets de TikTok
Dans son courrier, le député évoque une « complicité active » dans la diffusion de contenus dangereux : harcèlement, vidéos incitant à l’automutilation ou au suicide, atteintes à la dignité. La commission, qui a auditionné 180 personnes en six mois, dénonce une « modération gravement insuffisante » et pointe la responsabilité de TikTok dans la dégradation de la santé mentale des jeunes.
Le rapport publié ce jeudi préconise plusieurs mesures : interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, instaurer un couvre-feu numérique entre 22 h et 8 h pour les 15-18 ans, et créer un « délit de négligence numérique » pour responsabiliser les parents. L’application, déjà assignée en justice fin 2024 par plusieurs familles endeuillées, est désormais menacée par une nouvelle bataille judiciaire qui pourrait faire jurisprudence.