L’affaire de cyberharcèlement visant Magali Berdah connaît un nouveau rebondissement. Après la mise en examen du rappeur Booba pour harcèlement moral en ligne aggravé, c’est désormais Grégory Zaoui, figure bien connue de la fraude à la taxe carbone, qui est poursuivi. L’homme a été mis en examen pour complicité de harcèlement dans le cadre de cette affaire qui secoue depuis plusieurs années le milieu des influenceurs et des réseaux sociaux. Les faits reprochés remontent à 2022, période durant laquelle Magali Berdah était la cible de campagnes massives de haine sur internet.
Magali Berdah, victime d’un harcèlement massif
Pendant des mois, la fondatrice de l’agence Shauna Events a été la cible d’une avalanche de messages haineux, de menaces et d’insultes antisémites. Son adresse personnelle a même été divulguée à plusieurs reprises, mettant en danger non seulement sa sécurité mais aussi celle de ses proches. Ce harcèlement en ligne d’une rare intensité a bouleversé sa vie personnelle et professionnelle, contribuant à fragiliser une carrière déjà sous le feu des critiques.
Booba et la guerre ouverte contre les influenceurs
Pendant plus de trois ans, Booba s’est engagé dans une croisade contre les influenceurs, dénonçant régulièrement ce qu’il qualifie de pratiques commerciales trompeuses. Magali Berdah est rapidement devenue sa cible principale, symbolisant selon lui les dérives du secteur. En octobre 2023, le rappeur avait déjà été mis en examen pour harcèlement en ligne aggravé, à la suite de plusieurs plaintes déposées par l’agent d’influenceurs. En mars 2024, la justice avait également condamné plusieurs internautes impliqués dans le cyberharcèlement visant l’entrepreneuse.
L’avocate de Grégory Zaoui, cerveau de l’arnaque à la taxe carbone,d énonce une instrumentalisation
La mise en examen de Grégory Zaoui a suscité de vives réactions. Son avocate a dénoncé une instrumentalisation de la justice par Magali Berdah, allant jusqu’à qualifier le dossier de « récréation des fous ». Selon elle, son client n’est pas soumis à un contrôle judiciaire et peut donc continuer à entrer en contact librement avec Booba. Du côté de la partie civile, les avocats de Magali Berdah estiment au contraire que cette procédure démontre la gravité des faits et désignent Booba comme l’instigateur principal de la campagne de harcèlement.
Une carrière fragilisée mais un retour médiatique
Magali Berdah, longtemps surnommée la « papesse des influenceurs », a vu son image fortement écornée par cette affaire. Son agence et son rôle d’agente d’influence ont été fragilisés au fil des polémiques et des attaques en ligne. Toutefois, elle prépare son retour médiatique puisqu’elle rejoint dès le 1er septembre la grille de Sud Radio, où elle animera des débats politiques. Une nouvelle étape pour celle qui tente de se reconstruire après plusieurs années marquées par la violence du harcèlement numérique.