Les chaînes de télévision T18 et Novo19, lancées sur la TNT après l’arrêt forcé de C8 et NRJ12 par l’Arcom, rencontrent de grandes difficultés pour imposer leurs talk-shows auprès du public.
Des audiences quasi nulles pour les nouvelles émissions
Les premières audiences des talk-shows diffusés sur T18 et Novo19 sont alarmantes. Les émissions se situent dans une marge d’erreur proche de zéro, traduisant un désintérêt total des téléspectateurs.
Sur Novo19, l’émission On a du nouveau, diffusée à 18h30 et animée par Claire Arnoux et Claude Askolovitch avec une équipe de chroniqueurs recrutés notamment via un casting avec Brut, a attiré seulement 8 000 téléspectateurs, soit 0,1% de part de marché.
De son côté, sur T18, le talk-show Pour tout dire, diffusé à 22h30 et animé par Matthieu Croissandeau, ne fait pas mieux. L’émission, qui réunit des chroniqueurs comme Raphaël Enthoven, Jean Quatremer, Astrid de Villaines et Benjamin Griveaux, a également rassemblé 8 000 téléspectateurs, avec une part de marché identique de 0,1%.
Les nouvelles chaînes souffrent de la comparaison avec C8
Ces nouvelles chaînes remplacent, entre autres, la chaîne C8, qui avait été stoppée sur la TNT par l’ARCOM. C8 était la première chaîne de la TNT en France et attirait près de 2 millions de téléspectateurs avec le talk-show de Cyril Hanouna, un contraste frappant avec les résultats actuels de T18 et Novo19.
L’Arcom pris en flagrant délit de contradiction
Pour rappel, il y a quelques jours, l’Arcom a annoncé qu’elle ne lancerait pas immédiatement de nouvelles chaînes pour remplacer celles récemment abandonnées par Canal+ (Canal+, Canal+ Cinéma, Canal+ Sport et Planète). Le motif ? La baisse de la consommation télévisuelle, et donc des audiences et des revenus publicitaires. Un argument pas vraiment convaincant : dans ce cas, pourquoi avoir supprimé C8, la première chaîne de la TNT, si vraiment l’érosion des audiences étaient la préoccupation de l’Aurorité ?
Plus jamais, l’Arcom, censée défendre l’intérêt des téléspectateurs, donne l’impression de n’être en réalité qu’un organe de censure dont l’indignation sélective est au service d’une certaine idéologie ou de certains intérêts…