La polémique enfle après le passage d’Ilan Gabet dans l’émission Estelle Midi, diffusée cette semaine sur RMC et RMC Story. Pendant plusieurs heures, l’intervenant a été présenté au public comme un simple “étudiant en droit”, sans que son profil militant ne soit exposé aux auditeurs et téléspectateurs.
Présenter un intervenant engagé politiquement sous une étiquette neutre revient à priver le public d’un élément essentiel de compréhension. Dans une émission de débat, les engagements et les prises de position d’un chroniqueur ne sont pas des informations accessoires et doivent être signalés de façon claire et explicite aux téléspectateurs…
Trois heures d’antenne sous une étiquette édulcorée
Le problème : Ilan Gabet n’a pas été introduit comme un militant engagé, mais comme un “étudiant en droit”. Une formule presque anodine, qui donne au téléspectateur l’impression d’entendre un profil neutre ou simplement universitaire.
Or c’est précisément cette présentation qui choque. Les critiques estiment que RMC a masqué une partie importante du profil de son intervenant, alors même qu’il participait à une émission d’opinion, face à des sujets politiques et sociétaux sensibles.
Ce choix éditorial interroge directement la rigueur de la chaîne et d’Estelle Denis . Lorsqu’un média donne longuement la parole à un intervenant engagé, il doit le présenter clairement. Ne pas le faire, c’est entretenir une confusion regrettable entre témoignage neutre, expertise supposée et militantisme assumé.
L’Arcom appelée à examiner ce dérapage
Face à la polémique, une saisine de l’Arcom est désormais annoncée. L’autorité devra déterminer si la présentation de l’intervenant respectait les exigences attendues en matière d’honnêteté de l’information et de clarté vis-à-vis du public.
Dans une période où la confiance envers les médias est déjà fragilisée, ce type de manquement ne peut qu’alimenter la défiance.
En présentant Ilan Gabet principalement comme un “étudiant en droit”, RMC a pris le risque de donner une image incomplète, voire trompeuse, de son profil. C’est précisément ce point qui justifie aujourd’hui la polémique et l’appel à l’Arcom.