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Une enquête menée par l’UFC-Que Choisir et l’ONG Générations Futures a révélé la présence préoccupante d’acide trifluoroacétique (TFA) dans l’eau du robinet de 24 communes sur 30 en France. Dans 20 de ces communes, la concentration de TFA dépasse la norme européenne de 100 nanogrammes par litre, qui sera pleinement appliquée en 2026 pour les 20 PFAS réglementés.

Le TFA est un sous-produit des produits chimiques PFAS, souvent appelés “polluants éternels” en raison de leur persistance dans l’environnement. Sa détection dans l’eau potable soulève des inquiétudes quant à la qualité de l’eau consommée par les Français.

Problème du TFA : il est particulièrement difficile à éliminer des eaux potables. Les techniques de traitement, telles que les filtres à charbon actif et la filtration membranaire, sont moins efficaces pour ce polluant en raison de sa petite taille et de sa mobilité. Cette caractéristique le rend difficile à retenir et à retirer de l’eau.

Les effets du TFA sur la santé humaine sont encore mal documentés mais les plus vives inquiétudes sont permises. Des études animales suggèrent en effet des impacts sur le foie et des effets potentiels sur la reproduction. Les autorités sanitaires britanniques ont classé le TFA comme “substance préoccupante” en raison d’indications qu’il pourrait causer une toxicité pour le développement.

Face à cette situation, des appels sont lancés pour renforcer les contrôles et adopter des normes plus strictes concernant le TFA dans l’eau potable. L’UFC-Que Choisir et Générations Futures recommandent l’intégration du TFA dans le plan de contrôle de l’eau, l’adoption de normes plus strictes et protectrices, le renforcement des contrôles sur les rejets industriels et l’interdiction des pesticides classés comme PFAS.

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