Le duel annoncé depuis des mois aura bien lieu. Ce mercredi, Éric Ciotti, député des Alpes-Maritimes et président de l’UDR, a officialisé sa candidature à la mairie de Nice lors du journal de 13 heures de TF1. Depuis la place Saint-Roch, au cœur d’un quartier populaire, l’élu a affirmé sa volonté de « rassembler, réunir et donner une nouvelle perspective à cette ville qui souffre ».
À quelques mois des élections municipales prévues les 15 et 22 mars 2026, l’annonce met fin à un faux suspense qui animait la vie politique niçoise. Depuis deux ans, Éric Ciotti avait laissé entendre qu’il se préparait à franchir le pas pour contester la mairie tenue depuis 2008 par Christian Estrosi, son ancien allié devenu son principal adversaire. « Je souhaite offrir une nouvelle espérance aux Niçoises et aux Niçois. Ils ont besoin de sécurité, de stabilité financière et de protection de leur pouvoir d’achat », a expliqué le candidat.
Au cœur de son programme, il promet notamment d’annuler l’augmentation de 25 % des impôts locaux votée sous l’actuel mandat, qu’il juge « injuste et inefficace ». Il a également évoqué des mesures concrètes en faveur des familles et des aînés, comme l’installation de systèmes de climatisation dans les écoles ou le renforcement des structures d’accueil pour les personnes âgées.
Fort du soutien du Rassemblement national et porté par la dynamique des législatives anticipées de juin dernier (où ses proches avaient remporté les trois circonscriptions niçoises face aux candidats du maire sortant), Éric Ciotti estime que toutes les conditions sont réunies pour une alternance à Nice. « Le maire actuel a pu réaliser de bonnes choses, mais il a dérivé. Je veux incarner une nouvelle espérance », a-t-il résumé.
Cette candidature ouvre un affrontement très attendu entre les deux figures politiques azuréennes. Un duel qualifié par certains de « fratricide », qui s’annonce déterminant pour l’avenir de la cinquième ville de France. Conscient des enjeux, Éric Ciotti a préparé une longue lettre aux Niçois, fruit de plusieurs mois de travail, qui sera distribuée dans les prochains jours dans les boîtes aux lettres et sur les marchés. Il effectuera également sa rentrée politique dimanche à Levens, où il détaillera ses premières propositions.
À 60 ans, celui qui a longtemps incarné une droite intransigeante sur les questions de sécurité et d’autorité se lance dans la bataille municipale avec la conviction que Nice a besoin d’un nouveau cap. Pour Éric Ciotti, l’heure est venue de transformer des décennies de présence politique locale en un projet municipal ambitieux.