Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a annoncé mercredi qu’il entreprendrait l’année prochaine une tournée officielle dans les cinq pays d’Asie centrale, dans le cadre d’une initiative diplomatique visant à renforcer la présence américaine dans cette région stratégique et riche en ressources naturelles.
Cette déclaration intervient à la veille d’une rencontre entre le président Donald Trump et les dirigeants du Kazakhstan, du Kirghizistan, du Tadjikistan, du Turkménistan et de l’Ouzbékistan, prévue jeudi à Washington. Les discussions devraient porter sur la coopération énergétique, les terres rares et les investissements américains dans le développement économique régional.
S’exprimant lors d’une réception au Département d’État en présence des ministres des Affaires étrangères des cinq pays, Rubio a souligné que les intérêts des États-Unis et de l’Asie centrale étaient « profondément alignés » en matière de développement durable et de diversification économique.
« Vous cherchez à utiliser les ressources dont Dieu a béni vos nations pour bâtir un avenir prospère et responsable. Nous voulons être vos partenaires dans ce processus », a déclaré Rubio, précisant qu’il comptait visiter les cinq capitales au cours d’un même déplacement en 2026.
Les cinq États, tous issus de l’ex-Union soviétique, demeurent fortement dépendants économiquement de la Russie et entretiennent des liens étroits avec la Chine, qui y a multiplié les investissements dans le cadre de son initiative des Nouvelles routes de la soie.
Le secrétaire d’État adjoint Christopher Landau a indiqué que la visite des présidents d’Asie centrale à Washington résultait d’une initiative personnelle de Donald Trump visant à « renforcer l’engagement direct des États-Unis dans la région ». Landau, accompagné de Sergio Gor, ambassadeur américain en Inde et envoyé spécial pour l’Asie centrale, s’est récemment rendu au Kazakhstan et en Ouzbékistan pour préparer plusieurs accords qui devraient être signés lors du sommet.
« Les opportunités économiques sont immenses », a déclaré Landau. « Il existe de multiples façons de nouer des partenariats dans le commerce, l’énergie et la technologie. »
Le sénateur républicain James Risch a, de son côté, annoncé qu’il déposerait cette semaine un projet de loi visant à abroger les restrictions commerciales Jackson-Vanik datant de la guerre froide, qui limitent encore certaines transactions entre les États-Unis et les économies non marchandes.