Le Hezbollah dénonce l’envoi d’un délégué civil libanais aux pourparlers de cessez-le-feu, qualifié de "concession gratuite" à Israël
Le Hezbollah dénonce l’envoi d’un délégué civil libanais aux pourparlers de cessez-le-feu, qualifié de "concession gratuite" à Israël

Le chef du Hezbollah, Naim Qassem, a vivement critiqué vendredi la décision du gouvernement libanais d’envoyer un délégué civil au comité chargé de superviser le cessez-le-feu avec Israël. Selon lui, cette initiative constitue une « concession gratuite » faite à l’État hébreu et représente une rupture claire avec les positions adoptées auparavant par Beyrouth.

Mercredi, Israël et le Liban ont chacun désigné des représentants civils pour participer à un comité militaire chargé de surveiller leur cessez-le-feu. Cette évolution marque un élargissement du format des discussions, jusqu’ici limitées à des interlocuteurs militaires, dans l’espoir de renforcer la communication et de stabiliser la ligne de démarcation entre les deux pays.

Pour Qassem, l’implication de civils dans ces mécanismes de dialogue affaiblit la position libanaise et ouvre la voie à des pressions supplémentaires de la part d’Israël. Il a estimé que le gouvernement violait ainsi ses propres lignes directrices, rappelant que les précédents pourparlers s’étaient toujours inscrits dans un strict cadre militaire afin de préserver l’équilibre et la nature technique des échanges.

La critique du Hezbollah intervient dans un contexte particulièrement tendu, marqué par des échanges de tirs répétés et une intensification de la rhétorique de part et d’autre de la frontière. Alors que la communauté internationale appelle à une désescalade durable, l’opposition publique de Qassem à cette démarche risque de compliquer davantage les efforts du gouvernement libanais pour consolider le cessez-le-feu et élargir les canaux diplomatiques avec Israël.

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